Editions Belfond
552 pages
20.90 euros
4ème de couverture
Personne n'est assez fort pour la vivre.
Personne n'est préparé à l'affronter, même si chacun la désire plus que tout.
La passion, la vraie...
Extrême.
Sans limites.
Sans règles.
On se croit solide et fort, on se croit à l'abri. On suit un chemin jalonné de repères, pavé de souvenirs et de projets. On aperçoit bien le ravin sans fond qui borde notre route, mais on pourrait jurer que jamais on n'y tombera. Pourtant, il suffit d'un seul faux pas. Et c'est l'interminable chute.
Aujourd'hui encore, je suis incapable d'expliquer ce qui est arrivé. Si seulement j'avais plongé seul...
Cette nuit, c'est le patron des Stups, le commandant Richard Ménainville, qui doit confesser son addiction et répondre de ses actes dans une salle d'interrogatoire. Que s'est-il réellement passé entre lui et son lieutenant Laëtitia Graminsky? Comment un coup de foudre a-t-il pu déclencher une telle tragédie?
Si nous résistons à cette passion, elle nous achèvera l'un après l'autre sans aucune pitié.
Interrogée au même moment dans la salle voisine, Laëtitia se livre. Elle dira tout de ce qu'elle a vécu avec cet homme. Leurs versions des faits seront-elles identiques?
Si nous ne cédons pas à cette passion, elle fera de nous des ombres gelées d'effroi et de solitude.
Si nous avons peur des flammes, nous succomberons à un hiver sans fin.
Mon avis
Il y a des livres qui marquent, qui font réagir... Peu importe pourquoi mais on ne les oublie pas de si tôt. "Ce que tu as fait de moi" fait partie de ceux-ci.
A travers ce livre, l'auteur nous plonge au coeur d'un commissariat lors d'un interrogatoire... Celui de Richard Ménainville, le commandant des Stups. Chose surprenante, ce n'est pas lui qui questionne car c'est lui l'accusé. Mais que fait-il là? Au même moment, dans une autre salle, Laëtitia, se confie.... Pourquoi en sont-ils arrivés là? Qu'a-t-elle à dire?
Au risque d'en dire trop, je n'en dirai pas plus. Je pense d'ailleurs que la 4ème de couverture en dit déjà bien assez...
Avec ce livre, l'auteur frappe fort! Elle joue avec nos émotions aussi bien qu'elle joue avec les mots. Elle a ce pouvoir de nous plonger dans un malaise profond et de nous faire réagir au point que l'on se questionne sur nos propres limites. Elle n'a peur de rien, n'hésite pas à nous proposer une histoire glauque, sordide, immonde! Et le pire de tout, c'est que malgré la nausée qui nous envahit page après page, Karine Giebel nous embarque avec elle au point que j'ai dévoré ce livre en quelques heures seulement. Je tournais les pages les unes après les autres pour connaître le dénouement.
Avec le prologue, elle plante le décor et nous annonce la couleur. Elle ne met pas de gants! Le lecteur est prévenu. Pourtant, la surprise est de taille car à aucun moment, l'auteur se calme avec la cruauté de ses propos.
550 pages, c'est long me direz-vous? En effet... Mais pourtant même si quelques pages auraient pu être supprimées, il n'y a pas tant de longueurs que cela. Ces 550 pages, on ne les voit pas passer car elle a cette capacité d'insuffler des petites choses nouvelles régulièrement dans son récit. Jusqu'à la fin, l'auteur nous surprend. D'ailleurs quelle fin! Abasourdissante comme le reste!
Je ne vais pas vous dire que j'ai aimé ce récit, ce n'est pas le cas! Mais je ne l'ai pas détesté non plus! Incroyable n'est-ce pas? Ce que je peux vous dire c'est que l'auteur a une plume incroyable et un talent certain! Mais avec ce livre, je regrette profondément la manière dont Karine Giebel a traité le sujet qu'elle évoque. J'ai beaucoup de mal avec cela mais ça n'engage que moi. Je me suis mise à la place d'une victime et je n'ose pas imaginer sa réaction face à ce livre. Une histoire d'amour passionnelle même si irrationnelle, ne peut conduire à de tels actes, à de telles dérives! Et excuser des actes horribles au nom de la passion et de l'amour n'est pas possible selon moi!
"Cet homme déclenchait en moi des réactions aussi violentes que contradictoires. Je le détestais, je le désirais, je l'admirais, je le méprisais..." (p.330)
Alors, pour une fois, je ne vais ni vous conseiller ce thriller proche du roman noir, ni vous le déconseiller. C'est à vous, en votre âme et conscience, à prendre la décision de le découvrir ou non. Je suis certaine que beaucoup vont aimer et puis d'autres complètement détester, c'est indéniable.
Ma note
17/20