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mardi 22 octobre 2024

Dernier bateau pour l'Amérique (Karine Lambert)

Editions Hachette Fictions
Collection "La Belle étoile"
352 pages
21,90 euros

 
4ème de couverture
 
On a bien failli le rater, ce bateau de la dernière chance. On nous a prévenues à 6 heures du matin que le Serpa Pinto avait enfin accosté au vieux port. Nous avons rassemblé nos affaires à la hâte et nous sommes parties avec les valises et les paquets à travers les rues sinueuses de Marseille, soufflant, trébuchant, courant comme des poules sans tête. Les passants nous regardaient ébahis. Moi je craignais qu’on se trompe de direction. J’ai découvert le navire en deux temps. D’abord l’odeur de la fumée. Puis en arrivant sur le quai, l’immense coque noire et les trois cheminées rouges alignées. Il était sur le point de larguer les amarres. Valia a crié : « Attendez-nous ! »
 
 
Mon avis
 
Dans son dernier roman, l'auteure nous invite à un voyage aussi personnel qu’émouvant à travers les méandres d'une histoire familiale marquée par l'exil, la guerre et la quête d'identité. Au cœur de ce récit, une femme, Karine, cherche à comprendre les origines de la distance avec sa mère, Germaine Schamisso, une pianiste prodige née en Belgique dans une famille juive russe. Ce manque de lien maternel hante la narratrice, qui décide de remonter le fil du passé après la mort de cette mère avec laquelle elle a perdu tout contact.

C’est un véritable puzzle qu’elle tente de reconstituer, une enquête sur ses racines et sur ce qui a conduit sa famille à fuir l'Europe ravagée par la guerre. En alternant les chapitres qui nous plongent à la fois dans le passé et le présent, l’auteure déterre des histoires sombres, se documente et remplit les vides. Germaine, enfant réfugiée, est emportée dans une fuite éperdue vers la France, puis New York, avant de revenir en Belgique. Malgré les horreurs de la guerre et la perte de repères, il subsiste toujours cette étincelle d'espoir, cette soif de liberté.

La structure narrative ajoute une profondeur supplémentaire à cette histoire. Deux époques, 2 histoires différentes mais oh combien liées.

Le récit de Karine Lambert, tout en pudeur et en émotion, nous immerge dans la complexité des relations familiales et les blessures invisibles qu’elles peuvent laisser. La beauté de l’écriture, aussi délicate qu’intense, nous fait ressentir pleinement le poids des silences, des non-dits, et l’importance de la transmission des histoires familiales, aussi douloureuses soient-elles.

Un roman à la fois intime et universel, qui touche au cœur et invite à réfléchir sur nos propres liens familiaux, nos origines, et la résilience face aux épreuves de la vie. Un hymne à la mémoire et à la force de l’esprit humain, sublimé par une plume magnifique et authentique.
 
 
Ma note
 
17/20

mardi 20 août 2024

Sa majesté Léa (Gilles Horiac)

160 pages
10 euros

 
4ème de couverture
 
Léa, 14 ans, adore regarder la télé, en particulier l'émission télévisée "Le Tribunal des Kids". Cette émission permet aux enfants d'intenter un procès plus vrai que nature contre leurs parents. Léa aimerait vraiment pouvoir en intenter un contre les siens. Elle estime ne pas être suffisamment libre et ne peut pas faire ce qu'elle veut. Pourtant, Léa est un véritable tyran avec tous les adultes qui l'entourent ainsi qu'avec toute personne représentant l'autorité. Ses parents n'ont plus le courage de l'affronter et la laissent donc faire ce qu'elle veut. De plus, Léa bénéficie du soutien de nombreuses associations qui militent pour "les droits de l'enfant". Grâce à leur aide et à de nombreux stratagèmes, elle réussira à faire enfermer sa mère et à envoyer son père en prison... Sans oublier qu'elle fait tout cela par vengeance. Léa pense être tranquille, mais ce ne sera pas aussi facile. L'assistante sociale va l'envoyer chez son oncle. Ce dernier habite une ferme sans réseau, sans ordinateur, ni télévision, mais également sans salle de bain ni toilettes comme on les connaît de nos jours. Comment Léa va-t-elle survivre sans son petit confort quotidien ?
 
 
Mon avis
 
Ce livre captivant aborde avec finesse et profondeur la thématique des enfants-rois, un sujet plus que jamais d'actualité dans notre société. En tant que parent, ce livre m'a profondément touché, me poussant à réfléchir sur ma manière de réagir face à ces situations délicates. Il met en lumière des questions essentielles sur l'autorité, les limites, et l'équilibre délicat entre amour et discipline.

Mais ce n'est pas seulement en tant que parent que ce livre m'a marqué. En tant que professionnelle de l'éducation, j'ai également été interpellée par les réflexions qu'il suscite. Trop souvent, nous avons tendance à juger des situations familiales que nous ne connaissons pas dans leur complexité. Ce livre nous invite à dépasser les jugements hâtifs et à voir les parents non pas comme des figures défaillantes, mais comme des êtres humains confrontés à des défis auxquels nous sommes tous, d'une manière ou d'une autre, liés.

L'auteur parvient à mêler vérité, humour décapant, et émotions avec une maestria rare. Chaque page est un mélange savoureux de réalisme et de sensibilité, qui nous rappelle que derrière chaque comportement difficile se cachent des réalités et des sentiments que nous ne devrions jamais ignorer.

En somme, ce livre est un chef-d'œuvre à l'état pur, une véritable leçon de vie qui mérite d'être lue par tous, que l'on soit parent, éducateur, ou simplement intéressé par les dynamiques familiales d'aujourd'hui. À découvrir absolument !
 
 
Ma note
 
19/20

mardi 30 avril 2024

la vengeance (David Wautier)

 Editions Anspach
96 pages
19.50 euros


4ème de couverture

- Papa? Est-ce qu'on ne devrait pas abandonner?
- J'ai juré d'avoir leur peau, Anna. Ils doivent payer. Ils doivent payer pour ce qu'ils ont fait à maman.


Mon avis
 
Dans l'immensité sauvage du Wyoming du XIXe siècle, où la loi se fait au son des colts et des balles sifflantes, se déploie un récit d'une force poignante, empreint de tragédie et de vengeance. David Wautier, dans son album "La vengeance", nous entraîne dans une épopée à couper le souffle, où le destin d'un homme se confond avec celui de sa famille, dans une quête implacable de justice.

Richard Hatton, figure solide et respectée de son petit coin de terre, voit son univers s'effondrer lorsque la brutalité de la vie lui arrache sa bien-aimée Mary, victime d'une cruauté sans nom. Livré à lui-même, déchiré entre son devoir de père et son désir de vengeance, Hatton vend sa ferme et se lance sur les traces des monstres qui ont souillé son bonheur.

Ce qui rend ce récit si captivant, c'est la manière dont l'auteur tient en haleine ses lecteurs, du début à la fin. À travers les péripéties de Hatton et de ses enfants, Anna et Tom, chaque page résonne d'une tension palpable, d'un suspense haletant qui nous entraîne au cœur des grands espaces sauvages de l'Ouest américain.

L'aspect dramatique du récit met en lumière les motivations du protagoniste, prêt à tout sacrifier pour assouvir sa soif de vengeance. Mais c'est aussi une exploration profonde du chagrin, de la perte et du deuil, qui pousse Hatton au-delà de sa propre nature, le confrontant à des dilemmes moraux déchirants.

La vengeance, thème récurrent dans les westerns, trouve ici une nouvelle dimension. L'auteur décortique ici avec finesse les mécanismes de la vengeance, interrogeant ses implications sur la nature humaine et les liens familiaux.

Pourtant, malgré la noirceur du récit, il y a une lueur d'espoir qui brille à travers les pages, incarnée par la beauté sauvage de la nature. Avec un style graphique aussi vibrant que saisissant, l'auteur nous offre une chevauchée épique à travers des paysages aussi grandioses que redoutables, entre montagnes enneigées et déserts rocailleux.

"La vengeance" n'est pas seulement un western parmi tant d'autres. C'est un récit poignant, qui explore les recoins sombres de l'âme humaine, tout en célébrant la force de l'amour familial et la beauté indomptable de la nature sauvage. Une lecture inoubliable que je ne peux que vous conseiller.
 
 
Ma note
 
18/20

lundi 22 janvier 2024

Ce soir, on dort dans les arbres (violaine Lison)

 Editions Esperluette
48 pages
14 euros


4ème de couverture

Tu ne gardes que le vrai, le vital.
Le pain, le sucre, le café noir.
La voix, les voiles.
Et ton regard qui s'échappe par l'échancrure de la fenêtre.


Mon avis
 
À travers ce texte court et poétique, l'auteure nous dévoile un dialogue bienveillant et rempli de complicité entre une jeune fille et sa grand-mère qui vient d'atteindre l'âge de 100 ans.

L'auteure aborde ici un sujet sensible, celui de l'accompagnement vers le dernier voyage. Bien que ce thème puisse susciter la crainte, le récit se distingue par son absence de pathos. Violaine Lison a choisi de le traiter de manière poétique et empreinte de douceur. Elle souligne l'importance d'une présence réconfortante lorsque tout s'échappe, que les souvenirs s'effacent, et que les visages semblent étrangement inconnus.

À ce très beau récit, l'illustratrice ajoute de charmants dessins qui viennent compléter parfaitement le texte. Ces dessins relativement abstraits laissent une place appréciable à l'interprétation personnelle.

Un léger bémol concerne toutefois le prix de ce livre. Quatorze euros pour un ouvrage aussi mince peuvent sembler excessifs. En à peine dix minutes, ce récit est parcouru !

Je ne vais ni vous le recommander ni vous en dissuader, car je pense que c'est à vous de décider si vous souhaitez investir une telle somme dans ce livre. Cependant, si tel est le cas, je ne peux que vous souhaiter une belle découverte, emplie de leçons de vie et de poésie.

 
 
Ma note

14/20

vendredi 12 janvier 2024

La peur au ventre (Caroline Fontenoy)

 

 Editions Kennes
228 pages
24.90 euros


4ème de couverture

    "Si j'ai décidé aujourd'hui de dévoiler un pan de mon jardin secret, c'est pour apporter un témoignage qui, je l'espère, pourra être utile à de nombreuses femmes dont les rêves de maternité ne se déroulent pas tout à fait comme prévu...
    Il y a quatre ans, je me suis retrouvée à hanter les couloirs d'un service de néonatologie. La peur au ventre. Pendant plus de deux mois, ma vie est restée suspendue à un berceau, confinée dans les quelques dizaines de mètres carrés séparant la salle des infirmières pédiatriques du "local des parents", cet entre-deux un peu triste où les thermos de café, berlingots de lait et spéculoos emballés à la pièce tentaient vainement de nous donner l'illusion que tout était normal. J'ai découvert alors de façon brutale un monde dont on parle peu, un monde où les émotions sont décuplées, où chaque progrès est célébré comme une victoire.
    J'ai eu envie de partager avec vous cette traversée en apnée, si particulière, à la fois profondément intime, personnelle, mais aussi universelle, afin d'inciter celles qui ont un désir d'enfant, celles qui vivent une grossesse "difficile", à s'écouter, à se faire confiance et à ralentir le rythme.

J'en suis la preuve vivante: parfois on peut faire mentir les pronostics!"


Mon avis

En Belgique, Caroline Fontenoy est une personnalité bien connue en tant que journaliste et animatrice radio de renom. Être une figure médiatique n'est pas une tâche aisée, car malheureusement, la vie privée est souvent exposée. Cela a été le cas lors de la naissance de sa petite Lou, où tout le monde était au courant qu'elle avait accouché d'une grande prématurée. Lorsque son livre est sorti, la couverture médiatique était déjà énorme, et je dois admettre que je n'avais pas initialement été attirée par ce livre. Je ne suis pas friande de ce genre de récit tant je n'aime pas m'exposer aux malheurs des autres. Cependant, lorsque j'ai eu l'opportunité de le recevoir en service presse, j'ai pris cela comme un signe du destin, indiquant que je devais découvrir son histoire.

Son récit, écrit à la première personne, est bouleversant. Caroline partage un moment douloureux qu'aucune maman ne devrait jamais vivre. Au-delà de la douleur, elle nous livre le récit d'une femme forte, d'une maman déterminée qui ne renonce pas face aux nombreuses épreuves qu'elle endure. Elle offre un témoignage poignant où elle se dévoile complètement, partageant chaque détail, chaque doute, chaque tristesse, chaque colère et chaque pensée, mais aussi chaque petite réussite de ces deux longs mois, ponctués de trajets, de sonneries stressantes et de fatigue.

Au fil des pages, le lecteur découvre de nombreux clichés qui ne peuvent que l'émouvoir, ainsi que de nombreux témoignages d'intervenants médicaux qui ont joué un rôle crucial dans l'histoire de Caroline. Chacun, avec son expérience, apporte un regard supplémentaire sur le sujet, approfondissant ainsi les informations sur la prématurité. Malgré le caractère tabou du sujet, la journaliste ne dissimule rien et va au bout des choses.

Cette histoire résonne comme un cri de désespoir, mais aussi comme une ode à la vie. En pénétrant dans l'intimité de cette célébrité que l'on croise tous les jours, on réalise à quel point nous avons de la chance de ne pas avoir vécu une telle épreuve. De nombreuses mamans se reconnaîtront dans ce récit, tandis que d'autres pourront puiser dans cette histoire la force nécessaire pour surmonter leurs épreuves.

Cependant, vous savez que je n'ai pas la langue dans ma poche... Alors, bien que l'histoire m'ait bouleversée, je déplore tout de même la répétitivité qui a fini par gâcher ma lecture. Cinquante pages de moins, et cela aurait été parfait. On comprend que l'auteure ressente le besoin de se confier sur cette épreuve douloureuse, mais revenir cinq fois sur le même sujet n'est pas forcément utile ici.

Je ne vais ni vous recommander ni vous déconseiller ce livre, car je pense que chacune doit décider si elle souhaite ou non lire un tel récit. C'est le témoignage d'une maman qui a donné toutes ses forces dans un combat qu' aucun parent ne devrait jamais livrer. Un témoignage bienveillant, empreint d'amour. 

J'attends donc maintenant vos retours avec impatience.


Ma note

15/20

dimanche 2 avril 2023

Un coupable rêvé (Franck Andriat et André-Paul Duchateau)

 
Editions Mijade
140 pages


4ème de couverture

Tommy est un jeune adolescent. Il va au Lycée. Là-bas, tout se passe bien mais tout se passerait encore mieux si Daniel Fatucci n'existait pas! C'est le pire des élèves, la terreur de l'école. Tout le monde en a peur; même les professeurs.

Un jour, par hasard, Tommy va découvrir que la femme dont son père est amoureux n'est autre que la mère de Daniel Fatucci. L'horreur va commencer.

Daniel, pour gagner de l'argent, va vendre des conseils... "Comment briser un couple?"... Il va tout faire pour briser celui de sa mère...

Un soir, Daniel est agressé. Il est gravement blessé! Il est emmené à l'hôpital et la police ouvre une enquête...

Très vite, le père de Tommy devient le coupable rêvé... Il faut mener l'enquête avant la police pour défendre son père. Celui est-il vraiment coupable? 


Mon avis

Avec ce livre, nous sommes face à une enquête policière certes, mais également à une intrigue amoureuse et psychologique...

Ces deux auteurs nous montrent le ressenti d'un homme qui doit faire face à des rumeurs le concernant. Est-on plus fort que cela ou les rumeurs peuvent-elles abattre un homme ? Qu'est-on capable de faire pour se défendre, pour prouver notre innocence ? N'est-on pas capable, sans le vouloir, de commettre d'autres erreurs ?...

Ce récit nous balade à travers plusieurs émotions... mais si l'on devait citer quelques mots pour le résumer, je dirais : "poignant, troublant, inattendu, rebondissements en cascade".

Ce qui m'a le plus touché dans ce livre, c'est la complicité entre Tommy et son père. Ils vivent sans mère, sans femme et vivent très bien comme cela.

Ce récit est facile à lire et très bien écrit. Le vocabulaire reste assez simple ; ce qui le rend accessible à un grand nombre de lecteurs.

Comme dit précédemment, le suspense nous tient en haleine jusqu'à la fin et à aucun moment, je ne me suis ennuyé(e)...

À découvrir donc...
 
 
Ma note
 
15/20

samedi 1 avril 2023

Le stylo (Franck Andriat)

 Editions Mijade
192 pages
7 euros


4ème de couverture

Le fait : un vol de stylo.

Le lieu : une école.

Le temps : une heure de cours.

Les personnages : le professeur de mathématiques, l'éducatrice, la victime, les amis, les manipulateurs...

Soixante minutes pour démasquer le coupable et ouvrir les yeux sur la vie de la classe, avec ses faits, ses méfaits, ses surprises et ses mystères. 


Mon avis

Cette histoire nous emmène dans un lieu cher à l'auteur : une classe. Dans celle-ci, nous retrouvons Soumaya, élève, lors d'un cours de mathématiques. Cette dernière ne retrouve plus son stylo. Son professeur, Dragul Zorb, s'en aperçoit et lui demande des comptes... Soumaya craque et affirme qu'on le lui a volé. Dragul Zorb décide alors de mener l'enquête aidé par l'éducatrice ! Le coupable sera-t-il facile à démasquer ?

Parlons tout d'abord des personnages. Ils sont sympathiques, attachants mais surtout terriblement réalistes. Combien d'enfants comme cela n'avons-nous pas dans nos classes ? Au fil de l'histoire, nous voyons leurs réactions évoluer. Si au départ, ils sont certains d'eux et se sentent forts... Progressivement, on les voit faiblir, pâlir, avoir peur des conséquences.

L'histoire est terriblement drôle malgré le fait qu'il s'agit d'une "enquête". Cela vient des réactions des personnages, des surnoms donnés aux profs, des dialogues et anecdotes entre eux ! L'imagination que peuvent avoir les personnages est incroyable !

Dans un style simple, un vocabulaire adapté aux jeunes lecteurs, Franck Andriat arrive à toucher le lecteur ! Les chapitres sont courts et les titres de ceux-ci donnent envie de lire la suite ! L'action ne s'arrête jamais. Il y a sans cesse de nouveaux rebondissements ! On ne sait pas s'ennuyer ! Quant au dénouement de cette affaire, elle ne m'a pas surprise... J'aurais dû m'en douter... Bien que...

J'ai particulièrement aimé ce livre. Peut-être par le fait que je suis enseignante... Régulièrement, dans nos classes du professionnel, nous avons à faire à ce genre d'histoire chez les plus jeunes. C'est là qu'on se rend compte des manipulateurs, des chefs de bandes, des souffre-douleurs et j'en passe... L'équilibre entre les élèves n'est pas toujours facile et c'est ce que ce livre nous explique.

Un livre que je vous conseille donc...
 
 
Ma note
 
16/20

mercredi 15 février 2023

Oscar et la dame rose (Eric-Emmanuel Schmitt)

 Editions Magnard
120 pages
5.40 euros


4ème de couverture

Oscar a dix ans et il vit à l'hôpital. Même si personne n'ose le lui dire, il sait qu'il va mourir. La dame rose, qui le visite et "qui croit au ciel", lui propose, pour qu'il se sente moins seul, d'écrire à Dieu.

A travers cette correspondance originale, le récit aborde, du point de vue de l'enfance, des questions philosophiques et existentielles: la maladie, la souffrance, le passage de la vie à la mort, la rencontre avec l'autre et avec le mystère... Les nombreux passages de paroles rapportées permettront aux élèves de réfléchir, en même temps que les personnages, à ces interrogations fondamentales et de découvrir ou d'approfondir les techniques du dialogue argumentatif. En outre, l'appareil pédagogique est suivi d'une interview exclusive d'Eric-Emmanuel Schmitt.


Mon avis

Eric-Emmanuel Schmitt est un auteur que j'adore. J'ai découvert son livre, il y a plusieurs années maintenant mais j'ai eu l'occasion de le relire aujourd'hui en aidant un élève pour son cours de français. L'émotion fut la même. C'est un livre qui m'avait marqué à l'époque et qui me marque toujours aujourd'hui.
 
A travers ce livre, l'auteur nous plonge dans le quotidien d'Oscar, un petit garçon de 10 ans, atteint d'un cancer. Il vit à l'hôpital, où il rencontre une dame appelée "Dame Rose". Elle est bénévole et visite les enfants malades pour leur tenir compagnie. Dame Rose est une personne étrange, excentrique et bienveillante, qui devient rapidement une amie proche d'Oscar. Elle devient très vite "Sa" mamie-rose. Oscar est un petit garçon intelligent et plein d'humour, mais il est profondément triste et en colère contre la vie. Mamie-Rose va alors lui proposer d'écrire des lettres à Dieu. Elle lui explique que même si on ne croit pas en Dieu, écrire des lettres à quelqu'un qui n'existe pas peut aider à réfléchir et à se libérer de certaines émotions mais aussi permet de se sentir moins seul.
Au fil du livre, les lettres qu'Oscar deviennent de plus en plus intimes et touchantes. Il y exprime ses joies, ses peurs, ses colères, ses doutes et ses espoirs. À travers ses lettres, il se confronte à ses sentiments et apprend à accepter sa maladie, son hospitalisation, et à profiter du temps qu'il lui reste.
 
Ce court roman est un témoignage poignant sur la vie, la mort et l'espoir. Eric-Emmanuel Schmitt explore avec sensibilité les thèmes universels de la maladie, de la souffrance et de la mort, mais aussi de l'amour, de l'amitié et de la famille. Le personnage de Mamie-Rose est particulièrement touchant, car elle représente la bonté, la générosité et la sagesse qui aident à traverser les moments difficiles. Finalement, ne souhaiterions-nous pas tous avoir une Mamie-rose à côté de nous pour nous aider, nous épauler, nous aiguiller?

Vous l'aurez compris, j'ai adoré ce livre riche en émotions. Un récit émouvant et inspirant qui ne peut que plaire aux lecteurs en quête de sens et de profondeur. Un récit qui nous invite à réfléchir sur la valeur de la vie et sur ce qui est vraiment important, tout en nous offrant une belle leçon d'humanité et de compassion. Je ne peux que vous conseiller de le découvrir rapidement. Quant à moi, j'attends vos avis avec impatience.


Ma note

18/20

mercredi 2 mars 2022

Le jour où mon père n'a plus eu le dernier mot (Marc Meganck)

Editions F. deville
300 pages
20 euros
 
 
4ème de couverture
 
William Braecke, 42 ans, est dévasté par sa rupture avec la jeune Anaïs. Il se met en tête d'emmener son père en voyage en suivant l'ancienne route maritime des pêcheurs d'Islande, trajet inspiré par un roman de Pierre Loti, l'un des rares livres de chevet que Kasper Braecke n'ait jamais eu. Un voyage peu commun, mais l'unique façon de le convaincre de partir.
 
Se rapprocher, créer un lien est urgent, et même vital, car le temps est compté. Kasper, ce père austère, raciste et distant qui l'a vu naître, qui l'a éduqué, cache encore un dernier mystère qui ronge William depuis sa plus tendre enfance. 

Cette quête de vérité - de paternité - les emmènera loin, au-delà de l'horizon, dans le froid de l'Atlantique Nord. Un voyage pour percer un secret de famille, pour nourrir un homme au milieu de son existence, envahi par les peurs léguées par ses parents et blessé par l'absence de tendresse...


Mon avis

A travers ce livre écrit à la première personne du singulier, nous allons pouvoir plonger en plein coeur de la vie William Braecke, un quarantenaire qui vient de rompre avec la belle Anaïs. Une blessure de plus dans sa vie déjà tellement chaotique. En effet, notre narrateur n'a pas eu une enfance facile. Il a cruellement manqué de tendresse et de soutien des siens. Il a dû se construire seul, grandir seul sans compter sur personne tout en se sentant différent. Né d'un père raciste et d'une mère silencieuse qui est soumise à l'autorité de son mari ainsi qu'à la religion. Son frère n'est guère mieux; il le déteste et ce dernier est constamment violent avec lui. Ne voulant pas suivre le même chemin, il se réfugie dans les études pour s'en sortir.
De nombreuses questions ont hanté son enfance et lui traversent la tête régulièrement. Aujourd'hui, il est temps pour lui d'en obtenir les réponses. Il est temps de faire parler son père, d'aller révéler des secrets enfouis depuis bien trop longtemps... Il est temps de le faire parler coûte que coûte, de le faire craquer! C'est lors d'un voyage sur les traces de Pierre Loti qu'il va tout tenter...
 
Il m'est difficile de vous en dire plus sans en dévoiler trop. Ce que je peux encore vous dire c'est que ce livre est un véritable uppercut. Le narrateur se dévoile corps et âme sur des blessures d'enfance encore très douloureuses à l'heure d'aujourd'hui! Dès les premières pages, la tension est palpable. Il happe son lecteur par son récit inimaginable. Il ne le lâchera plus et le lecteur n'aura qu'une envie, connaître l'issue de ce voyage initiatique! Issue qui lui donnera une nouvelle claque tant elle est insoupçonnée.

Que dire de la plume de l'auteur? Elle est aguerrie, c'est le moins que l'on puisse dire... Fluide et efficace, elle va à l'essentiel. Même si j'ai pris beaucoup de plaisir à la découvrir, je doute qu'elle soit accessible à tout le monde tant le vocabulaire est riche et l'écriture pointue.

Je ne peux que vous conseiller de découvrir ce roman initiatique à la recherche de pansements aux blessures du passé. Un roman qui est à la fois passionnant, percutant et dérangeant. Il ne se dit pas autobiographique mais pourtant, le lecteur peut se poser la question sur la frontière entre fiction et réalité tant les détails sont précis et l'histoire bouleversante.

Je vous laisse maintenant l'opportunité de le découvrir par vous-même et j'attends vos retours avec impatience.

Amicalement, 

Angeselphie (Sophie)


Ma note

15/20

vendredi 10 avril 2020

Soif (Amélie Nothomb)

Editions Albin Michel
162 pages
17.90 euros


4ème de couverture

Pour éprouver la soif, il faut être vivant. 


Mon avis

Amélie Nothomb a un style d'écriture inimitable... Certains aiment, d'autres détestent, c'est comme cela! Personnellement, j'aime beaucoup son vocabulaire et sa manière d'écrire. Avec ce roman, elle ne change pas! On reconnaît sa plume sans hésitation et son humour caustique.

Elle s'attaque ici à un sujet épineux et nous emmène retrouver Jésus-Christ quelques heures avant sa crucifixion. Je vous avoue qu'avant d'ouvrir ce livre, j'étais réticente concernant le sujet abordé, d'autant plus que la 4ème de couverture était plus intrigante que révélatrice... mais finalement, j'en ressors conquise et nullement choquée! 

L'auteur nous propose de voyager à travers les pensées de Jésus-Christ tout le long de son procès jusqu'à son dernier souffle. On va vivre ses dernières heures à ses côtés. On va découvrir ses craintes et ses doutes. On sera au plus près d'un Christ incarné, profondément humain et qui finit par être résigné! 

Proche de l'essai, elle nous propose une réflexion profonde à travers son roman. Réflexion à laquelle Amélie tenait tant: "mais pourquoi Jésus a-t-il laissé faire cela?" Elle nous laisse mener notre petit bout de chemin sans trop creuser. C'est peut-être cela le reproche de ce livre... certaines réflexions philosophiques auraient peut-être pu être plus poussées.

Je ne peux que vous conseiller de vous faire votre propre avis sur ce roman aussi gonflé que risqué où la cruauté de l'homme est mise en avant. Un pari osé mais qui pour moi est réussi. Quoi qu'il en soit, qu'on aime ou qu'on aime pas, ce livre ne laissera personne indifférent.

"Ce qui empêche de pardonner, c'est la réflexion"...
"La mal trouve toujours son origine dans l'esprit."
"On a raison de dire que le diable est dans les détails." 


Ma note

18/20

dimanche 5 avril 2020

Puis-je vous ajouter dans mes amis? (Jean-Philippe Lux)

  
 Autoéditions
70 pages
5.30 euros
 
 
4ème de couverture
 
Imaginez, vous rentrez d'un voyage d'affaires. La gare est bondée et vous attendez un coup de fil important. Alors que vous dépassez tout le monde, vous croisez une jeune femme aux charmes fous. C'est ce que va vivre Cédric dans ce livre. Une histoire qui va irrémédiablement marquer la vie du jeune homme...


Mon avis

Le hasard fait souvent bien les choses... ou presque! Cette histoire va encore nous le prouver aujourd'hui. Quand Cédric rencontre Justine à la gare, c'est un coup de foudre. Au fil des semaines, il recroisera cette jolie brune de manière inattendue et petit à petit, un jeu de séduction va naître entre eux. Amitié, séduction, amour..., il n'y a plus qu'un pas à franchir: celui du mariage. Mais n'est-ce pas le pas de trop?

Avec ce court roman, l'auteur frappe fort. Pour commencer, il nous intrigue avec son titre... Ensuite, il nous embarque avec lui dans une histoire d'amour aussi passionnante que particulière. Enfin, il nous met "ko" avec une fin inattendue. 
 
Que demander de plus? Un récit rythmé et addictif peut-être? Pas besoin de demander, vous l'avez trouvé! L'auteur a pris le parti d'alterner le récit du couple qui se forme petit à petit avec des pages du journal intime de Justine qui nous laisse présager le pire et nous permet d'émettre de nombreuses hypothèses plus rocambolesques les unes que les autres. Je peux vous en parler, j'en ai fait les frais! 
 
Un petit bémol tout de même... Je regrette le fait que ce roman soit aussi court. 70 pages que j'ai dévorés et j'aurais tellement aimé que ce livre en fasse 400. Je pense qu'en retravaillant sa structure, l'auteur aurait vraiment pu en faire un grand et bon roman.

Vous l'avez compris, j'ai eu un réel coup de coeur pour ce roman court, addictif et efficace. Un roman fort qui permet même une réflexion sur un sujet très actuel: les réseaux sociaux. Je ne peux que vous conseiller de le découvrir rapidement.


Ma note




samedi 4 avril 2020

Cécile est morte (Georges Simenon)

Editions Omnibus
Lu en numérique
195 pages
6.90 euros


4ème de couverture

Maigret s'en veut. Il aurait dû savoir. Elle lui avait pourtant demandé de l'aide. Cécile venait chaque matin, les derniers temps, l'attendre dans l'antichambre de son bureau de la P. J., à tel point que ses collègues jasaient et se moquaient de lui. Elle attendait, espérait, racontait à nouveau que quelqu'un, chez sa tante, entrait sans laisser de traces. Visitait... Maigret était occupé. Un gang de Polonais. Les affaires courantes... Il aurait dû savoir.


Mon avis

Aujourd'hui, c'est la journée spécial polar dans notre challenge "le mois belge". Je ne pouvais pas passer à côté d'un classique et vous présenter un traditionnel Georges Simenon.

Ce roman, publié en 1942, fait partie de la série des "Maigret". A travers celui-ci, l'auteur nous emmène au coeur de Paris. C'est là que nous ferons la rencontre de Cécile, une jeune femme qui vient régulièrement voir l'inspecteur Maigret à la police judiciaire afin de se plaindre de visites nocturnes dans son appartement. Même si Maigret n'est pas persuadé de la réalité des faits, il mettra tout de même une surveillance en place qui ne donnera rien! Malheureusement, le 7 octobre, une fois de plus, elle se présente à la police judiciaire... et cette fois, Maigret l'a fait patienter! Etait-ce une bonne idée? On la retrouvera quelques heures plus tard assassinée.... 

Cela faisait quelques années que je n'avais plus ouvert un Maigret et j'avoue avoir retrouvé le même plaisir qu'à l'époque. Simenon a ce pouvoir de nous emporter avec lui et, à force de rebondissements, il arrive à garder le suspens de son intrigue jusqu'aux dernières pages. Ici, encore, je me suis trompée sur le dénouement.

Dans ce livre, Simenon innove... Il nous dévoile, en quelques sortes, "la méthode Maigret". Il nous en dit en peu plus sur son personnage et sa manière de travailler... Un peu comme si il s'adressait à des néophytes du genre.

Un petit bémol tout de même... quelques clichés de base un peu trop présent à mon goût! C'est dommage!

Mais si vous souhaitez renouer avec les classiques, je ne peux quand même que vous conseiller celui-ci. Un roman très sombre où règnent rivalités familiales, jalousies et appât du gain!


Ma note

15/20

mercredi 1 avril 2020

Le chat fait des petits (Philippe Geluck)

Editions Casterman
216 pages
17.95 euros


Présentation de l'éditeur

Après le fracassant double "Chat passe à table", Geluck remet le couvert avec un tonitruant triple vingtième recueil : "Le Chat fait des petits".

Trois albums, oui, vous avez bien entendu "trois!" dans un séduisant coffret (mais où s'arrêtera-t-il?). Chaque volume est particulier: "les desseins du Chat", ce sont des dessins du Chat, des gravures détournées,, des illustrations féroces sur notre société; "le scrabble du dimanche" est une sorte de journal intime dans lequel l'auteur, à travers 72 croquis à la mine de plomb, révèle comment Madame Geluck le supplie (ou l'oblige) de faire avec elle des parties de scrabble tous les dimanches; et enfin, "Prêchi-Prêchat" qui regroupe une série impressionnante et toujours renouvelée (mais où va-t-il les chercher?) de strips en 3 cases.


Geluck? Vous m'avez dit Geluck?

Philippe Geluck est un artiste belge né à Bruxelles en 1954. Il est surtout connu pour être le "papa" du très célèbre "Chat".
Né dans une famille d'artistes (son père est dessinateur de presse et sa mère fait des études de chants classiques), il est plongé dès le plus jeune âge dans ce milieu.

En 1971, il dessine avec son frère un journal qu'il affiche dans les toilettes de la maison et un jour, un laveur de vitres découvre ce journal et en parle à son ami rédacteur en chef "L'oeuf" (Bob De Groot). C'est ainsi que le "petit" Philippe publiera ses premiers dessins dans un recueil publié en novembre de cette année-là.

Il enchaînera ensuite plusieurs expositions et montra même sur les planches de théâtres. Dessinateur, comédien, animateur d'émissions humoristiques, on peut dire que Philippe Geluck est un artiste complet!

Mais où est le "Chat" dans cette histoire? En 1980, Philippe Geluck prend la décision de tout arrêter pour se consacrer principalement au dessin et à sa famille. C'est d'ailleurs sur le carton de remerciement de son mariage que le chat apparaîtra pour la première fois.
En 1983, un chaton rejoindra le couple de Chats. C'est donc officiellement cette année là que naîtra le "Chat". À la demande du journaliste Luc Honorez, Le Chat apparaît pour la première fois dans les pages du journal Le Soir. Très vite, il devient la mascotte du quotidien.
En 1986, le premier album du "Chat" sortira aux éditions Casterman. Ce sera le début d'une longue série. 


Pourquoi vous présenter Geluck aujourd'hui?

Aujourd'hui, c'est le premier jours du challenge "un mois belge". Nous devions aborder l'humour. J'aurais pu vous parler d'un ou d'une comédienne mais malheureusement, je préfère nettement la littérature.
En cas de coup de blues, c'est souvent vers les albums de Geluck que je me tourne. Il était donc inimaginable pour moi d'envisager cette journée sans parler de lui.


Mon avis sur ce recueil "Le chat fait des petits"

A travers ce recueil, c'est via 3 albums que le "Chat" s'offre aux lecteurs. 3 albums bien différents les uns des autres mais avec toujours ce point commun qu'est l'humour.  Si j'aime tant ce chat, c'est que contrairement à une bande dessinée, on peut se plonger dans celui-ci au gré de nos envies et de notre humeur. Une planche par-ci, une planche par-là... Pas d'obligation de continuer quoi que ce soit! 

Le premier album est relativement classique: jeux de mots, humour et blagues sont au rendez-vous. Il abordera des sujets sensibles tels que la religion, l'islamisme ou encore l'actualité américaine.
Le deuxième, quant à lui, s'intitulant "le scrabble du dimanche" est peut-être le plus différent des trois. En effet, l'auteur va nous faire part de ses stratagèmes pour éviter les éternelles parties de jeux du dimanche auxquelles sa femme veut le convier! Une femme plus que persuasive d'ailleurs. 
Enfin, "Prêchi-Prếchat" aborde également des sujets sensibles comme le handicap, la maladie ou encore la mort mais cette fois, il ne s'agit plus d'une bulle unique comme le fait souvent Philippe Geluck mais d'une succession de 3 cases.

L'auteur, à travers ces albums, a ce pouvoir de passer de l'humour à un sujet sérieux. C'est sa force, il ne faut pas se le cacher! Et ce que j'aime particulièrement chez lui, c'est son humour noir. Humour noir que je n'apprécie pas généralement mais je trouve qu'il maîtrise parfaitement cet art. Il dose cet humour comme il se doit, juste ce qu'il faut, ni trop , ni trop peu et le tout lié à des faits d'actualité, c'est juste parfait! Il a cette capacité de passer d'un sujet à un autre en un claquement de doigt.

Je ne peux que vous conseiller de découvrir ce coffret au format original et à l'humour aussi vache que décalé! Un humour propre à cet auteur qu'on ne peut imiter.


Ma note

16/20


Un petit bonus spécial actualité





mardi 31 mars 2020

Le mois belge


Comme chaque année, Anne du Blog "Des notes et des mots" organise au mois d'avril "Le mois belge". Un challenge qui permet, durant un mois, de mettre la littérature belge à l'honneur.

Qu'en est-il cette année?

Ce challenge en est à sa 7ème édition et pour moi, ce ne sera que ma deuxième participation. Je l'ai fait il y a quelques années mais par manque de temps, je n'ai pas poursuivi l'aventure. Même si je lis énormément, je me dois de respecter des délais souvent imposés par les maisons d'édition.
Cette année, je profite du confinement pour me poser, abandonner le reste de mes lectures, les délais pour me plonger pleinement dans la littérature belge et ce challenge.

En quoi cela consiste-t-il exactement?

Tout simplement lire et partager les livres d'auteurs belges. L'auteur doit absolument être belge mais pas forcément sa maison d'édition. C'est aussi l'occasion pourtant, je trouve, de mettre ces dernières à l'honneur également.
Outre la littérature, on va également mettre la culture belge en avant tout simplement: gastronomie, musique, cinéma, humoriste, et encore beaucoup d'autres choses selon l'envie de chacun.

Une idée de planning proposé...

Comme chaque année, Anne nous propose quelques rendez-vous... A nous d'être présent ou non...

1er avril: Humour à la belge (un ou une humoriste belge, une caricature, une BD... Bref, quelque chose qui donne la pêche!)

4 avril: journée polar (lire un polar tu devras! Un petit clin d'oeil au quai du Polar de Lyon malheureusement annulé cette année!)

10 avril: journée féminine (autrice, personnage féminin fort, éditrice... mais le tout à la Belge bien sûr!)

17 avril: journée flamande (roman, film, BD ou autre - en VO ou traduit... à vous de voir!)

21 avril: un roman d'Armel Job

28 avril: journée Henri Bauchau


Je ne sais pas si je participerai à tous ces événements mais certains sont déjà planifiés. Cela va me permettre de découvrir des auteurs qui me font de l'oeil depuis très longtemps (Clarence Pitz, Salvatore Minni, en autres) ou de redécouvrir des plumes que j'ai abandonné depuis longtemps...

Et si vous aussi, vous vous y mettiez? Et pourquoi pas, venir nous rejoindre dans cette aventure? Si l'envie vous en dit, il suffit simplement de le signaler à Anne juste ici...

A très vite pour de nombreuses découvertes belges.

lundi 20 janvier 2020

Coeur & âme (Jean-Philippe Lux)

Autoéditions
218 pages
15 euros


4ème de couverture

Afin de fuir une période difficile de son existence, Valentin décide d'accepter un nouveau poste. Débarquant dans cette ville qui lui est totalement inconnue, il ne rêve que d'une chose, pouvoir démarrer une nouvelle vie en oubliant ses déboires qu'il espère avoir laissés loin derrière lui. Plutôt réservé, ses premiers pas au commissariat vont lui paraître compliqués jusqu'au jour où il croise la route d'une mystérieuse femme qui ne tarde pas à envahir ses pensées pour ne plus jamais en sortir. Mais, si cette rencontre va agrémenter son futur d'une tornade de sentiments puissants, il est loin d'imaginer que l'on ne peut jamais totalement se débarrasser du passé...


Mon avis

Comme vous le savez, je ne lis que très rarement des livres auto-édités. Les raisons sont simples, ils manquent cruellement de correction et sont souvent relativement brouillons. Pourtant, aujourd'hui, je fais une exception en vous présentant le tout premier roman d'un auteur de la région. A l'heure où je vous écris, il en a sorti d'autres mais il m'a conseillé de les lire dans l'ordre alors je joue le jeu. Qu'en ai-je finalement pensé?

A travers ce livre, l'auteur nous plonge dans la vie de Valentin et de Raphaëlle. Le moins que l'on puisse dire, c'est que nos deux protagonistes ont un passé compliqué. Aujourd'hui, ils tentent de se reconstruire. Alors, quand ils se rencontrent, ils se cherchent, se découvrent et tombent amoureux. Cela donne un duo particulier mais attachant. Cependant, leur passé respectif ne sera-t-il pas un frein à cet amour? Seront-ils encore capables d'aimer?

Jean-Philippe Lux a pris le parti d'alterner ici l'histoire de Valentin et le point de vue de Raphaëlle en y incluant quelques flash-back. Pari osé car c'est prendre le risque que le lecteur s'y perde. Pour moi, sa mission est réussie car sa prise de risque enrichit l'histoire. Cette alternance nous permet également de nous plonger au coeur même des pensées des protagonistes qui finalement, malgré toutes les craintes de ceux-ci, sont loin d'être différentes. Il profite également de cette technique pour mettre en avant le fait que le passé n'est jamais très loin et que quoi que l'on puisse en dire, il a souvent une influence sur notre avenir.

Que dire de la plume de notre auteur? Elle est sympathique mais un peu faible. Comme je le craignais, on sent le premier roman auto-édités: quelques longueurs, certains dialogues un peu trop proches de l'écrit, de nombreux éléments prévisibles, ... mais cela ne gâche pourtant pas la lecture. L'auteur a ce pouvoir de nous transporter avec lui et de nous accrocher au récit. Sa manière de dépeindre les relations humaines est exceptionnelle au point que le récit en devient addictif. Sans oublier que, malgré les quelques erreurs, sa plume reste fluide et c'est peut-être le plus important!

Je ne peux que vous conseiller de découvrir ce drame sentimental. Si l'on passe sur le fait que l'écriture n'est pas parfaite, je suis persuadée que ce roman pourrait vous plaire. Il a cette touche de modernité que beaucoup recherche. Me concernant, je vais suivre cet auteur et vous en parler régulièrement car je suis certaine qu'il a un réel potentiel.
Alors amis lecteurs, amis blogueurs, faites-moi confiance et partez à la découverte d'un auteur belge.


Ma note

16/20

vendredi 1 février 2019

Bratva, larme bleue (Manon D'Ombremont)

Livr's Editions
246 pages
16 euros


4ème de couverture

Il y a des années, à Moscou, certains me surnommaient Kochtcheï. Ça les rassurait, je suppose, de me prendre pour une créature surnaturelle. Ça les empêchait de remettre leurs convictions en question. 
Ils sont morts. Tous. 
Aujourd'hui, à Saint-Pétersbourg, je suis la Vourdalak de Vassily Aslanov. Ils me voient comme une monstruosité assoiffée de sang. Même aux yeux des criminels, l'horreur a des limites.
Je m'en moque. Pour moi, la mort est un art et les cadavres, une matière première indispensable pour mes oeuvres.
Vassily est le seul à comprendre.
Jusqu'à ce que sa fille, Eleyna, frappe à ma porte et me demande de lui apprendre mon monde.


Mon avis

Il y a des livres qu'on n'oublie pas facilement. les raisons peuvent être diverses mais surtout très variées. Bratva fait partie de ceux-là. Au moment d'écrire ma chronique, je suis toujours emplie du même dégoût avec cette nausée écœurante qui ne m'a pas encore quittée. 
Vous vous attendez sûrement à ce que je vous dise que je n'ai pas aimé ce livre... Et bien, c'est tout le contraire! C'est même un gros gros coup de coeur. 
Non, je vous rassure, je ne suis ni folle, ni psychopathe. Quant à l'auteur, on pourrait se poser la question tant son récit est glaçant...
Cela vous intrigue n'est-ce pas? Alors, suivez-moi et plongez-vous au coeur même de ce récit.

A travers ce livre, l'auteur nous emmène dans les recoins de Saint-Pétersbourg. C'est là que nous ferons la connaissance de Rayna, une jeune femme bien différente des autres. Tatouée de partout, elle représente, à travers chacun de ceux-ci, son histoire glaçante, son parcours macabres! Que vous dire de plus sur elle sans trop vous en dévoiler? Vous devez savoir que son histoire meurtrière a commencé très jeune. Elle a tué un homme pour défendre sa mère. Un meurtre, ou plutôt un massacre, d'une violence inimaginable. Ce premier meurtre va bouleverser le reste de sa vie. Elle sera prise, ce jour-là, sous l'aile de Vassily, le patriarche de la famille Aslanov, une des deux familles les plus importantes de Saint-Pétersbourg. Il va lui apprendre le calme, la douceur, la beauté, les bons gestes et la dextérité dans l'art de tuer et de mettre en scène ses cadavres! Avec elle, il va créer un monstre... SON monstre; une psychopathe qui n'a peur de rien, n'a aucune limite. 
Alors, quand ce protecteur va lui demander de "s'occuper" de la famille rivale, jusqu'où sera-t-elle capable d'aller?

Dès les premières pages, l'auteur nous emporte avec elle dans son récit à tel point qu'il en devient addictif au possible. Malgré la nausée qui m'envahissait page après page, je n'arrivais pas à détourner les yeux de ce récit, à me décider de fermer ce livre.
Je ne sais pas dans quelles conditions il a été créé, ni même d'où vient l'inspiration de l'auteur mais le moins que l'on puisse dire c'est qu'avec ce livre, elle fait mouche et en mettra au tapis plus d'un. 
Sa plume est juste incroyable... à la fois fluide mais surprenante. L'auteur nous dévoile des détails impressionnants; elle va très loin dans ses descriptions au point d'en rendre malade le lecteur tout en l'absorbant. Paradoxal, n'est-ce pas?

Quant à la fin, ce fut une sacré claque... Je m'attendais à tout sauf à cela. L'auteur a poussé la surprise jusqu'au bout! 

Vous l'aurez compris et je le redis, ce livre est un vrai coup de coeur que je ne peux que vous conseiller. Enfin, conseiller aux lecteurs avertis tout de même car il faut avoir le coeur et l'estomac bien accrochés. J'espère qu'il vous subjuguera autant qu'il m'a happé et j'attends donc vos avis avec impatience.


Ma note


mardi 11 décembre 2018

Altérez-moi (Thomas François)

Livr's Editions
308 pages
18 euros


4ème de couverture

Léon Mallar est un jeune adulte solitaire. Rêveur invétéré à l'imagination débordante, il évite autant que possible les dialogues avec ses pairs humains. Au chômage depuis la fin de ses études universitaires, il passe ses journées à ne rien faire, enfermé dans son petit appartement. Lorsqu'une voisine requiert son aide pour une simple "mission apothicaire", Léon accepte (à contrecœur), et mal lui en prend. Une visite à la pharmacie n'aura jamais tourné si mal!


Mon avis

Si vous recherchez un récit brillant par son originalité alors, passez votre chemin... Bien d'autres auteurs de polars ont construit leurs enquêtes de la même manière! Par contre, si vous êtes à la recherche d'un récit au style littéraire affirmé et à l'écriture plus que maîtrisée alors, ce livre est pour vous. L'auteur maîtrise la langue française à la perfection, il joue subtilement avec les mots. Sans parler de la maîtrise irréprochable du sujet qui permet au lecteur de se plonger facilement dans cet univers.

A travers son récit, l'auteur nous emmène dans la vie de Léon, un célibataire qui fuit le reste du monde. Le moins que l'on puisse dire, c'est que ce personnage n'est pas sympathique pour un franc! Pourtant, au fil des pages, le lecteur s'accroche à lui. La principale raison: la malchance qui s'abat sur lui. Au cours du récit, j'ai eu l' impression que le sort s'acharnait contre lui, qu'il ne maîtrisait plus les tenants et aboutissants de l'histoire, qu'il n'était plus maître de son destin. Lui, toujours si renfermé, a accepté (bien malgré lui) la mission d'aller chercher des médicaments à la pharmacie... Un simple service... Une mission qui va à jamais atteindre à sa vie...

J'ai pris beaucoup de plaisir à lire ce récit. Si au départ, sa construction m'a quelque peu déroutée, très vite, j'y ai pris goût et me suis laissée embarquer. Vous ne me suivez plus c'est cela? Allez, je vous explique... Régulièrement, l'auteur nous propose des courts passages en italique où l'on rencontre le personnage de Vingus, une projection de Léon. Le lecteur ne comprend pas immédiatement de quoi il s'agit mais une fois imprégné, tout devient limpide même si on se demande toujours à quel point l'auteur est atteint par la folie... Si l'on peut craindre que ces passages ralentissent ou alourdissent le récit, il n'en est rien.

Je ne peux que vous conseiller de découvrir ce texte intéressant, improbable aussi bien que probable où la folie rôde tout autour de nous. Une belle découverte me concernant.
Et pourquoi pas, pour vous, un cadeau à glisser sous le sapin? Il fera des heureux j'en suis certaine.


Ma note

17/20

mercredi 20 juin 2018

La miss (Franck Andriat et André-Paul Duchâteau)

Editions Mijade
211 pages
7 euros


4ème de couverture

Bérénice croit qu'on nourrit ses enfants en gagnant des concours de Miss. Elle se fait accuser des vols qui sont commis dans le village où elle vient de s'installer. Comment prouver son innocence alors que tous les soupçons pèsent sur elle?
Son fils Clément, quatorze ans, se bat contre les ragots et les factures impayées: il lui faudra du courage pour faire éclater la vérité.


Mon avis

Quand un maître du polar rencontre un maître du roman jeunesse, cela donne un livre déroutant mais passionnant.
Ce n'est pas la première fois que ces deux auteurs écrivent ensemble. Si d'une première approche, découvrir Franck Andriat en auteur de polar peut dérouter... on en ressort conquis.

A travers ce livre, l'auteur nous plonge au sein d'une famille qui ressemble à tellement d'autres.  Bérénice, mère célibataire, a beaucoup de mal à joindre les deux bouts. Elle enchaîne galère sur galère depuis que son mari l'a quittée. Elle dépense beaucoup plus d'argents que ce qu'elle gagne et croule sous les dettes. Elle ne regarde jamais aux dépenses pour faire plaisir à ses enfants mais n'hésite pas à les laisser souvent seul pour tenter d'atteindre son rêve: devenir miss. Alice et Clément doivent faire avec cette situation. Clément, l'aîné, se rend bien compte que quelque chose ne va pas. Alice a souvent peur quand on frappe à la porte. Devoir déménager et se cacher tout le temps, ils n'en peuvent plus.
Mais cette fois, c'est la bonne. Ils viennent d'emménager dans une superbe maison, calme, dans un joli village. Pourtant, ce répit ne sera que de courte durée... En effet, peu après leur emménagement, des vols ont commencé à être commis. Très vite, les habitants n'hésitent pas à soupçonner Bérénice et ses fréquentations. La vie devient rapidement une enfer!
Quel secret cette famille cache-t-elle? Comment faire éclater la vérité?

Ce roman policier est tout bonnement parfait pour nos jeunes. Avec une intrigue bien construite et une écriture simple, il arrivera à en conquérir plus d'un. Une plume qui fait mouche. Une fois commencé, impossible de fermer ce livre tant on a envie d'en connaître le dénouement. D'ailleurs, au fil de la lecture, le lecteur pourra se forger de nombreuses hypothèses sur la suite de celui-ci. Personnellement, j'ai essayé de chercher le coupable et je me suis trompée... Comme quoi!

Je ne peux que vous conseiller ce roman policier troublant mais brillant! Une vraie belle découverte!


Ma note

18/20

jeudi 7 juin 2018

Madame Pylinska et le secret de Chopin (Eric-Emmanuel Schmitt)

Editions Albin Michel
126 pages
13.50 euros


4ème de couverture

- Madame Pylinska, quel est le secret de Chopin?
- Il y a des secrets qu'il ne faut pas percer mais fréquenter: leur compagnie vous rend meilleur.



Mon avis

Eric-Emmanuel Schmitt signe, ici, un roman autobiographique d'une grande qualité.
Auteur de renom, sa place est déjà faite dans le métier. Son livre est attendu avec une ferveur incroyable de la part de ses fans. Son plus gros succès reste pour moi "Oscar et la dame rose", un ouvrage rempli d'émotions. Après ce succès, il ne s'est jamais essoufflé et il a continué à séduire ces lecteurs par des ouvrages bien différents mais toujours avec la même plume incroyable, le même ton poétique. "Madame Pylinska et le secret de Chopin" ne déroge pas à la règle.

A travers ce livre, l'auteur nous fait découvrir une partie de sa vie d'une manière bien différente... il met en exergue nos 5 sens; aucun de ceux-ci ne sera épargné. Il va nous livrer des épisodes de son enfance où trône un piano si grand pour un si petit garçon. Un piano qu'il appréhende plus que tout. Pourtant, quand sa tante va s'y installer pour entamer un morceau de Chopin, c'est un tout petit garçon émerveillé que l'on découvre. A partir de ce jour, Eric-Emmanuel va tout faire pour essayer de jouer aussi bien qu'elle et ainsi découvrir ce fameux secret de Chopin.
A l'âge de 20 ans, il va faire la connaissance de Madame, une prof loufoque et hors du commun. Grâce à elle, il va faire un double apprentissage: celui de la musique mais aussi celui de la vie. Elle va lui apprendre à prendre le temps, à contempler. Rien ne sert de se mettre derrière un piano pour apprendre! C'est en cueillant des fleurs sans faire tomber les gouttes de rosées pour améliorer son doigté mais aussi en faisant l'amour pour se détendre qu'il apprendra petit à petit ce secret de Chopin.

On ne va pas se mentir, "Madame Pylinska et le secret de Chopin" est un roman que l'on dévore littéralement. Une fois ouvert, impossible de le fermer! L'auteur a ce pouvoir de nous faire passer du rire aux larmes! Tant d'émotions dans un si petit bouquin. 

Je ne peux que vous conseiller de découvrir rapidement ce conte initiatique manié avec beaucoup de délicatesse.


Ma note


    mercredi 16 mai 2018

    Frappe-toi le coeur (Amélie Nothomb)

    Editions Albin Michel
    180 pages
    16.90 euros


    4ème de couverture

    "Frappe-toi le coeur, c'est là qu'est le génie." (Alfred de Musset)


    Mon avis

    Impossible d'imaginer une rentrée littéraire sans Amélie Nothomb. D'habitude, je fonce à l'ouverture pour acheter et lire son nouveau bébé. Cette fois, j'ai pris mon temps... Il ne m'attirait pas, tout simplement. Amélie est une auteure particulière: on aime ou on aime pas! Alors qu'en ais-je pensé finalement?

    A travers ce court roman, Amélie Nothomb nous emmène dans la vie de Diane. Elle va nous permettre de la suivre dès sa plus jeune enfance, en passant par son adolescence mais aussi à travers l'adulte en devenir. Nous pourrons la suivre au quotidien dans ses activités, ses relations et son milieu professionnel. Nous la verrons évoluer avec le temps. Cette jeune femme a tout pour être heureuse; elle est belle et intelligente. Pourtant, sa vie est loin d'être simple... Elle se coupe en 4 pour les autres et s'oublie souvent. N'est-ce pas sa manière d'écarter ce qu'elle a vécu étant enfant?

    Dès les premières lignes, on retrouve le style propre de l'auteure: acide et caustique. Elle a ce don de nous hypnotiser. Impossible, ensuite, de quitter ce livre avant de l'avoir terminé. Elle nous donne cet envie de toujours en savoir plus. Elle amorce la réflexion sans aucune obligation... elle nous laisse gamberger, interpréter, imaginer.
    Cette fois, c'est dans un milieu familial cruel qu'elle nous projette. Un milieu où l'amour n'est pas présent et quand il l'est, il commet de gros dégâts. L'auteure nous fait réfléchir sur l'importance de l'amour et surtout, l'influence de celui-ci sur notre vie.
    Comment se construire à travers les épreuves? Le débat est lancé!

    Fidèle à elle-même, Amélie Nothomb nous propose des chapitres courts et des phrases simples. Habituée à son vocabulaire relevé, elle m'a surprise en simplifiant, cette fois, celui-ci.

    Je ne peux que vous conseiller cette lecture agréable, subtile et poignante où de nombreuses d'entre vous pourraient se reconnaître.


    Ma note

    16/20