jeudi 18 juillet 2024

Une larme m'a sauvée (Angèle Lieby)

 Editions Pocket
192 pages
7 euros


4ème de couverture

La veille du 14 juillet, Angèle Lieby se rend aux urgences d'un hôpital de Strasbourg pour une mauvaise migraine. Son état s'aggrave et on doit la plonger dans un coma artificiel.
 
Quelques jours plus tard, les médecins n'arrivent pas à la réveiller : malgré toutes les stimulations, Angèle ne montre aucun signe de vie. "Il faut la débrancher !" finit-on par dire à son mari.
 
Pourtant, le jour anniversaire de leur mariage, sa fille voit une larme perler au coin de sa paupière. Angèle est non seulement vivante, mais parfaitement consciente. Et ce, depuis le premier jour.
 
Elle raconte ici son expérience hors du commun, celle d'une femme enfermée dans son propre corps qui entendait tout, ressentait tout, sans pouvoir réagir.
 
Une incroyable leçon de vie, d'amour et de courage.
 
 
Mon avis
 

Ce témoignage, Angèle Lieby n'aurait pas pu nous le livrer si sa fille n'avait pas vu une larme couler le long de sa joue...

À l'époque, Angèle a 57 ans. Elle se rend au travail comme tous les autres jours. Pourtant, cette journée va être différente et bouleverser sa vie. En effet, elle est prise d'un violent mal de tête. De plus, son corps ne réagit pas comme d'habitude... Elle ressent des fourmis au bout des doigts. Elle ne s'inquiète pas au départ, mais ensuite, une visite aux urgences s'impose... La douleur est devenue insupportable ! Venue pour un simple examen dans le but de se rassurer, elle ne ressortira que quelques mois plus tard... Son esprit marqué à jamais !

Nous sommes ici face à un témoignage bouleversant ! Un récit court, un style simple, des mots forts... Tous les éléments réunis ont fait que j'ai littéralement dévoré ce livre. Pendant cette lecture, mes sentiments n'ont cessé de se mélanger. Comme dit précédemment, Angèle Lieby est marquée à jamais par cette histoire... Mais pour être honnête, moi aussi ! Je pense qu'en entrant dans un hôpital, ma vision ne sera plus jamais la même ! Au fil des pages, Angèle nous livre son désespoir, sa douleur, ses craintes... Elle nous dévoile son combat. Elle nous parle de toutes les personnes qui ne l'ont jamais abandonnée et sans qui elle ne serait plus là aujourd'hui ! Et à l'inverse, elle nous parle de ses bourreaux qui l'ont détruite petit à petit.

Même si elle ne pouvait pas le montrer, elle entendait tout, ressentait tout. Elle a pu ressentir la douleur de toutes les "tortures", qu'elles soient mentales ou physiques, que les médecins et infirmières lui ont fait endurer. Elle a également ressenti tout l'amour que sa famille lui portait et a pu profiter, comme elle pouvait, de toutes les visites de son entourage ! Comme elle, j'ai pu ressentir cette douleur, mais aussi de l'espoir quand sa famille n'écoutait plus que d'une oreille les médecins !

Elle nous raconte son combat jour après jour pour redevenir la femme qu'elle était avant cette horrible journée !

Je pense que ce livre devrait remettre en question bon nombre de pratiques dans le milieu médical. Nous ne sommes pas que des numéros... Nous sommes des personnes à part entière ! Il ne faut pas l'oublier ! Comment est-ce possible de faire preuve d'un tel manque d'humanité ? De traiter les gens de la sorte ? Il est temps d'y réfléchir...

Petit bémol pour ce récit... J'aurais aimé connaître l'avis de son mari par rapport à tout cela. Lui aussi a dû vivre l'horreur ! Son point de vue aurait été intéressant !

Enfin, je dirais un énorme bravo à cette dame pour avoir repoussé ses limites afin de s'en sortir, mais surtout un énorme bravo à son mari qui ne l'a jamais quittée, même dans les moments les plus difficiles.
 
 
Ma note
 
18/20

mercredi 17 juillet 2024

Tsubaki love (Kanan Minami)

 Editions Panini
360 pages
9.60 euros


4ème de couverture

Après avoir échoué aux concours d'entrée de tous les lycées qui l'intéressaient, la jeune Tsubaki Hibino se retrouve dans un établissement de seconde zone. 
Pour ne rien arranger, son look désuet lui attire les moqueries d'un élève qui porte le même nom qu'elle: Kyôta Tsubaki. A bout, la lycéenne lui coupe une mèche de cheveux. Furieux, Kyôta lui ordonne alors de le dédommager en nature...


Mon avis
 

À travers ce manga, la mangaka nous plonge au cœur même d'une relation amour/haine remplie de rebondissements.

Elle nous amène à la rencontre de Tsubaki Hibino, une jeune fille aux valeurs traditionnelles qui rêve de trouver l'amour au lycée, d'échanger son premier baiser et de préserver sa virginité jusqu'au mariage. Dès le premier jour de la rentrée, rien ne va pour notre héroïne. Elle fait la rencontre de Kyôta Tsubaki, un élève de sa classe, qui porte le même nom. Très rapidement, la tension monte entre eux lorsque Kyôta humilie Tsubaki devant tous les autres élèves. Cette dernière, par ses idéaux, se distingue des autres filles... Elle n'a pas le même look, les mêmes centres d'intérêt et a donc beaucoup de mal à s'intégrer. Elle subit régulièrement les moqueries et les humiliations, et celle-ci est celle de trop. En réponse, elle lui coupe une mèche de cheveux, provoquant la stupeur générale. Kyôta, très en colère, exige une compensation. Et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'ils ne sont pas du tout sur la même longueur d'onde à ce sujet...

Dans ce premier tome double volume, la mangaka plante le décor. Elle nous plonge dans le récit et nous happe dès les premières pages. Elle nous présente les différents personnages qui, bien que clichés, sont profondément touchants et surprenants. Elle pourrait s'arrêter là, mais non... Elle nous propose une série de péripéties qui vont nous surprendre tout au long du récit.

La plume de Kanan Minami est incroyable. Je m'explique... Il n'est pas facile d'écrire une bonne romance. Ce style de récit est souvent rempli de clichés et peut devenir niais. C'est donc déjà un défi en soi. Avec ce manga, la mangaka frappe fort car elle réussit d'une main de maître à faire de sa romance un manga captivant.

Que dire des dessins ? Ils sont très agréables à regarder mais quelque peu grossiers.

Vous l'aurez compris, j'ai apprécié ce premier tome qui aborde des thèmes forts comme l'amour, les sentiments, la première fois et la trahison, le tout dans un shôjo parfaitement exécuté. Je ne peux donc que vous conseiller de découvrir très rapidement cette romance qui ne manquera pas de vous émouvoir et de vous captiver jusqu'à la dernière page !

 
 
Ma note
 
16/20
 

mardi 16 juillet 2024

Les porteurs de mots doux (Lenia Major)

 Editions Langue au Chat
22 pages
11.95 euros


4ème de couverture

Depuis des jours, dans la forêt, le temps n'est pas beau du tout. Les habitants commencent à devenir très ronchons et à se dire d'affreuses choses! Heureusement, Belette, Hermine et Ecureuil ont une idée fabuleuse: emprunter la carriole de leur ami maraîcher pour aller distribuer des mots doux...


Mon avis

Mon grand-père me disait toujours : "Ma puce, n'oublie jamais que le positif attire le positif. Alors, laisse le négatif très loin de toi." Cette phrase a tout son sens et illustre parfaitement la pensée de l'auteure.

À travers cet album, Lenia Major nous plonge au cœur de la forêt où l'ambiance est morose. En effet, le mauvais temps n'aidant pas, tout le monde est sur les dents. Hermine, Écureuil et Belette, un petit groupe d'amis, n'en peuvent plus de cette situation et décident d'agir en allant porter des mots doux à tous les habitants. Le moins que l'on puisse dire, c'est que leur mission est réussie, car ils retrouvent tous le sourire...

Grâce à un texte amusant et des illustrations tout en douceur aux couleurs pastels, cet album véhicule un message important... Et c'est là que les paroles de mon grand-père prennent tout leur sens. À l'heure où les problèmes font partie de notre quotidien, où l'actualité n'est pas toute rose, où la météo est capricieuse, on peut se résigner et vivre dans la morosité ou bien aller chercher le positif de chaque situation. Un mot gentil, un sourire, une bonne action, un simple geste, peuvent changer les choses.

Je ne peux que vous conseiller de découvrir ce livre avec vos enfants. Un chouette album amenant à la réflexion et à la remise en question.


Ma note





lundi 15 juillet 2024

Lettres d'amour à un tueur en série (Tasha Coryell)

 Editions Michel Laffont
374 pages
20.90 euros


4ème de couverture

Je veux bien être ta petite amie...
Mais tu dois me permettre
de ne pas me tuer.
 
Hannah Wilson est une fille normale: elle a un travail inintéressant, des relations amoureuses décevantes et un compte en banque dans le rouge. Surtout, elle adore les forums de faits divers, où elle peut jouer les justicières féministes.
Aussi, quand un tueur en série est arrêté à l'autre bout du pays, elle se fait un devoir de lui envoyer des lettres accusatrices. Elle est loin de s'attendre à ce qu'il lui réponde.
Ou même à tomber amoureuse de lui...


Mon avis

Une Lecture Captivante et Inattendue : L'Alliance Parfaite du Thriller et de la Romance

Plonger dans ce roman, c'est se laisser entraîner dans un tourbillon d'émotions où le thriller se mêle à la romance de manière étonnante. L'originalité de cette œuvre réside dans son mélange audacieux de genres, créant une expérience de lecture unique et fascinante.

Le personnage principal, Hannah Wilson, est à la fois intriguant et perturbant. On se surprend à adorer détester cette héroïne dangereuse, dont les choix nous plongent dans un monde sombre et décalé. Tomber amoureuse d'un homme qui tue des jeunes femmes est un concept que l'on aimerait secouer, et pourtant, c'est ce qui rend ce récit si captivant.

Le roman se distingue également par son humour noir, qui tourne en dérision nos pires manies et explore notre fascination pour le mal. C'est une lecture aussi excitante qu’envoûtante, qui donne envie de se replonger dans l'écriture de lettres, même au risque de tomber amoureuse d'un serial killer.

Hannah, centrée sur elle-même et perdue dans ses fantasmes, manque cruellement de confiance en elle. Ce manque de remise en question est frustrant, mais c'est précisément ce qui rend son personnage si réaliste et complexe. Elle vit à travers le regard des autres, un aspect qui semble être un choix délibéré de l'autrice pour nous présenter une protagoniste purement égoïste et banale.

Malgré un titre qui pourrait induire en erreur, la construction narrative du roman est bien pensée. L'histoire de Hannah, qui s'ennuie et cherche le frisson pour échapper à une vie monotone, est une exploration poignante de la crise de la quarantaine. On ressent une satisfaction particulière en suivant son parcours jusqu'à la fin, où une forme de justice semble être rendue.

Facile à lire mais difficile à pénétrer au début, ce roman est addictif et inattendu. L'autrice s'inspire de faits réels, ces femmes fascinées par des tueurs en série, et propose un personnage auquel il est difficile de ne pas s'attacher. Hannah Wilson, avec ses défauts et ses désirs, est un reflet tristement réaliste de la quête de frissons pour échapper à la banalité de la vie quotidienne.

En somme, ce roman est une œuvre décapante, innovante, et terriblement captivante, qui nous rappelle combien l'exploration de la nature humaine peut être à la fois sombre et lumineuse.

Vous l'aurez compris, j'ai beaucoup apprécié ce livre que je ne peux que vous conseiller en lecture détente au bord de la piscine.

 
Ma note
 
16/20

lundi 20 mai 2024

Cinq coeurs en sursis (Laure Manel)

 Editions Michel Lafon
480 pages
20.95 euros


4ème de couverture

Catherine est l’épouse comblée de Marc.
La mère épanouie d’Anaïs et Florian.
La fille aimante de Josette.
La sœur complice de Nathalie.
Catherine est une femme bien, comme il faut.
C’est du moins ce que tous pensaient, jusqu’à ce que la police vienne l’arrêter.
Commencent alors pour ses proches l’attente et les doutes…
 
 
Mon avis
 
Dans ce roman, Laure Manel nous plonge au cœur d'une histoire familiale poignante, tendue mais profondément humaine. C'est une bouleversante aventure qui questionne avec brio, nous amenant à nous demander : "Et si cela m'arrivait à moi ?" À travers l'humour, la tendresse et la puissance des sentiments, l'auteure aborde un sujet rarement traité mais d'une importance cruciale.

L'auteure donne la parole à chaque membre de la famille de manière originale et agréable à lire, permettant ainsi aux personnages attachants de prendre vie. Mention spéciale pour Anaïs, dont le parcours est particulièrement touchant.

Ce qui rend ce roman remarquable, c'est la façon dont l'auteure donne la parole aux victimes collatérales d'un crime, élargissant leur cercle à l’entourage du criminel et mettant en lumière tous les dommages subis par des innocents. L'histoire est riche en émotions, nous offrant une perspective rare sur les conséquences d'un acte odieux au sein d'une famille. Lors d'un crime, on pense souvent à la victime et à son meurtrier. Mais qu'en est-il de la famille?

Le roman se démarque par son approche choral, où cinq cœurs en sursis font face à l'incarcération de Catherine. À travers les voix de ces personnages, nous sommes transportés dans une saga familiale qui s'étend sur une vingtaine d'années. On accompagne cette famille dans l'épreuve, tandis que Catherine reste en second plan, prenant la parole à la fin pour donner ses ressentis. 20 ans... Une longue période durant laquelle un être humain change tellement et où de nombreux évènements se déroulent...

La plume de Laure Manel, toujours aussi juste et belle, nous entraîne dans une lecture captivante. "Cinq cœurs en sursis" est une réussite totale, un roman à découvrir et à recommander chaudement.
 
 
Ma note
 


mardi 30 avril 2024

la vengeance (David Wautier)

 Editions Anspach
96 pages
19.50 euros


4ème de couverture

- Papa? Est-ce qu'on ne devrait pas abandonner?
- J'ai juré d'avoir leur peau, Anna. Ils doivent payer. Ils doivent payer pour ce qu'ils ont fait à maman.


Mon avis
 
Dans l'immensité sauvage du Wyoming du XIXe siècle, où la loi se fait au son des colts et des balles sifflantes, se déploie un récit d'une force poignante, empreint de tragédie et de vengeance. David Wautier, dans son album "La vengeance", nous entraîne dans une épopée à couper le souffle, où le destin d'un homme se confond avec celui de sa famille, dans une quête implacable de justice.

Richard Hatton, figure solide et respectée de son petit coin de terre, voit son univers s'effondrer lorsque la brutalité de la vie lui arrache sa bien-aimée Mary, victime d'une cruauté sans nom. Livré à lui-même, déchiré entre son devoir de père et son désir de vengeance, Hatton vend sa ferme et se lance sur les traces des monstres qui ont souillé son bonheur.

Ce qui rend ce récit si captivant, c'est la manière dont l'auteur tient en haleine ses lecteurs, du début à la fin. À travers les péripéties de Hatton et de ses enfants, Anna et Tom, chaque page résonne d'une tension palpable, d'un suspense haletant qui nous entraîne au cœur des grands espaces sauvages de l'Ouest américain.

L'aspect dramatique du récit met en lumière les motivations du protagoniste, prêt à tout sacrifier pour assouvir sa soif de vengeance. Mais c'est aussi une exploration profonde du chagrin, de la perte et du deuil, qui pousse Hatton au-delà de sa propre nature, le confrontant à des dilemmes moraux déchirants.

La vengeance, thème récurrent dans les westerns, trouve ici une nouvelle dimension. L'auteur décortique ici avec finesse les mécanismes de la vengeance, interrogeant ses implications sur la nature humaine et les liens familiaux.

Pourtant, malgré la noirceur du récit, il y a une lueur d'espoir qui brille à travers les pages, incarnée par la beauté sauvage de la nature. Avec un style graphique aussi vibrant que saisissant, l'auteur nous offre une chevauchée épique à travers des paysages aussi grandioses que redoutables, entre montagnes enneigées et déserts rocailleux.

"La vengeance" n'est pas seulement un western parmi tant d'autres. C'est un récit poignant, qui explore les recoins sombres de l'âme humaine, tout en célébrant la force de l'amour familial et la beauté indomptable de la nature sauvage. Une lecture inoubliable que je ne peux que vous conseiller.
 
 
Ma note
 
18/20

lundi 29 avril 2024

J'ai eu 16 ans à Buchenwald (Armand Bulwa)

 Editions Archipoche
188 pages
7.95 euros


4ème de couverture

Janvier 1945. Au coeur d'un hiver très dur, les nazis décident d'évacuer le camp de Czestochowa. Les prisonniers, poussés dans des wagons à bestiaux, échangent des regards effarés. Autour d'eux, on hurle des ordres, tandis qu'au loin on entend le bruit des bombardements soviétiques, source d'angoisse autant que d'espoir.

Après quatre jours de ce voyage terrifiant, la moitié des passagers ont péri. Les portes s'ouvrent sur une colline enneigée au coeur d'un bois de hêtres: Buchenwald. Aron, fils d'un couple de tailleurs, reçoit le numéro 116.536, enfile la chemise et le pantalon rayés. Mais il n'a pas de ceinture pour le faire tenir. Celle que lui offre un certain Lolek Buzyn, un garçon de son âge, lui permettra d'y survivre trois mois, jusqu'à la libération du camp...

L'auteur de ce récit avait dix ans lorsque le quartier juif de sa ville, Piotrkow, fut transformé en ghetto et cerné de barbelés. Recueilli par l'Oeuvre de secours aux enfants (OSE) en mai 1945, seul rescapé de sa famille, il découvrira la France, dont il ignore tout. Il y gagnera une famille et un prénom, Armand. Son témoignage est hanté par une énigme: pourquoi a-t-il survécu?


Mon avis
 
Avec ce livre, Armand Lubin nous plonge au cœur de l'enfer de Buchenwald. Il signe ici un témoignage poignant qui transcende les horreurs de l'Holocauste pour révéler la force inébranlable de l'humanité face à l'adversité la plus sombre. "J'ai eu 16 ans à Buchenwald" est bien plus qu'un simple récit de survie... Chaque page respire la résilience, l'amitié et la détermination. C'est un récit poignant, un devoir de mémoire afin que l'humanité n'oublie jamais les horreurs du passé.
 
Janvier 1945, le froid mordant de l'hiver s'infiltre dans les os des prisonniers tandis qu'ils sont poussés sans pitié dans des wagons à bestiaux. La terreur se lit dans leurs yeux, mais même au milieu de cette agonie, des liens se tissent, des gestes de solidarité émergent. Aron, jeune adolescent fils de tailleurs, se voit attribuer le numéro 116.536, un symbole de déshumanisation, mais il reçoit également une ceinture salvatrice de la part d'un camarade, Lolek Buzyn. Cette simple ceinture devient le lien tangible entre la vie et la mort, entre l'espoir et le désespoir.
 
À travers les pages de ce récit, Armand Lubin nous guide dans un voyage émotionnel intense. Nous sommes témoins de son parcours, de son évasion mentale alors qu'il lutte pour rester en vie dans un monde où chaque jour est une bataille pour la survie. Mais au-delà de la souffrance, il y a la lumière de l'humanité qui brille à travers les actes de courage, de générosité et d'amour.
 
Ce qui rend ce livre si remarquable, c'est la manière dont Armand Lubin parvient à transmettre un message d'espoir même au milieu des ténèbres. Son récit est imprégné d'une question lancinante : pourquoi lui a-t-il été donné de survivre ? Cette interrogation résonne dans chaque page, invitant le lecteur à réfléchir sur la nature de la résilience et du destin.
 
Au-delà de son histoire personnelle, "J'ai eu 16 ans à Buchenwald" est un hommage vibrant à tous ceux qui ont péri dans les camps de concentration, ainsi qu'à ceux qui ont survécu pour raconter leur histoire. C'est un rappel puissant de la capacité de l'homme à surmonter les pires atrocités et à trouver la lumière même dans les moments les plus sombres.
 
Vous l'aurez compris, ce livre m'a particulièrement touché. Je ne peux que vous conseiller ce récit précis et détaillé qui nous invite à nous souvenir, à réfléchir et à célébrer la résilience de l'âme humaine.
 
 
Ma note
 
14/20