vendredi 26 octobre 2018

Les heures rouges (Leni Zumas)

Éditions Presses de la Cité
400 pages
21 euros


4ème de couverture

États-Unis, demain. Avortement interdit, adoption et PMA pour les femmes seules sur le point de l'être aussi. Non loin de Salem, Oregon, dans un petit village de pêcheurs, quatre femmes voient leurs destins se lier à l'aube de cette nouvelle ère. Ro, professeure célibataire de quarante-deux ans, tente de concevoir un enfant et d'écrire la biographie d'Eivor, exploratrice islandaise du 19ème siècle. Des enfants, Susan en a, mais elle est lasse de sa vie de mère au foyer - de son renoncement à une carrière d'avocate, des jours qui passent et se ressemblent. Mattie, la meilleure élève de Ro, n'a pas peur de l'avenir: elle sera scientifique. Par curiosité, elle se laisse déshabiller à l'arrière d'une voiture... Et Gin, la guérisseuse au passé meurtri, la marginale à laquelle les hommes ont décidé de tenir un procès en sorcellerie parce qu'elle a voulu aider les femmes.


Mon avis

Voici un des romans de la rentrée littéraire que j'attendais le plus. J'ai eu la chance de le recevoir rapidement et j'ai pris le temps de le découvrir mais aussi de me poser avant de le chroniquer. Qu'en ai-je finalement pensé?
L'auteur nous propose ici un roman engagé, féministe mais surtout porteur d'espoir. Elle nous replonge dans un sujet tabou: les conditions de vie de la femme. Cette dernière s'est, au cours du temps, battue pour avoir des droits et être reconnue. Pourtant, aujourd'hui, les droits de la femme sont encore bafoués et souvent remis en questions.Avec une plume sensible et délicate, elle aborde ce sujet à travers le récit poignant de 4 femmes. Des récits bien différents mais qui ont tout de même un point commun... Chacune de ces femmes subit l'emprise des "hommes" et doit lutter pour sa liberté. C'est ainsi que nous pourrons faire la rencontre de Ro, Mattie, Susan et Gin.
Ro est une quadragénaire célibataire. Elle ne sait pas avoir d'enfant et travaille en tant que professeur à l'université. Elle vit avec la peur de cette nouvelle loi qui va bientôt rentrer en vigueur et qui interdit l'adoption et la procréation aux femmes seules. Elle voit donc son rêve de maternité s'envoler en fumée...
Mattie, quant à elle, est une élève brillante et est promise à un bel avenir. Pourtant, elle voit tous ses rêves brisés quand elle tombe enceinte après une aventure sans lendemain. Mais que faire quand la nouvelle loi interdit l'avortement?
Pour Susan, le problème est bien différent. Elle est mère au foyer et ne supporte plus ni sa vie, ni son mari. Que faire pour ne pas perdre sa réputation et sa dignité?
Enfin, passons à Gin... La guérisseuse de la ville. Elle passe sa vie cachée dans les bois à aider de nombreuses femmes avec ses potions. Ne respectant pas la norme, elle dérange! Les hommes vont même jusqu'à l'accuser de sorcellerie!
4 rudes combats dans lesquels de nombreuses femmes pourraient se reconnaître...

Personnellement, j'ai fait de nombreux bonds durant ma lecture. Il est impossible de rester insensible face à ces différents récits. Comment peut-on encore remettre en question l'acquisition des droits des femmes? Ce roman se veut porteur de sens et nous transmet un message clair... être une femme n'est pas une chose aisée, c'est un combat de tous les jours, un combat d'hier, d'aujourd'hui mais aussi de demain. Les acquisitions du passé sont en péril et il est important de se battre pour les garder.

Ce livre aurait pu être un coup de coeur de par le thème. Pourtant, le côté déstructuré du roman m'a quelque peu dérangé. L'auteur a pris le parti d'alterner les 4 récits tout en y ajoutant l'histoire d'autres personnages, ce qui fait que je m'y suis perdu par moment!
Cela ne m'empêche pas de vous conseiller ce roman car je pense qu'il doit être lu et médité.


Ma note

16/20

    dimanche 23 septembre 2018

    A moi! (Marine Rivoal)

    Editions Rouergue
    48 pages
    16 euros
    Sortie prévue le 26 septembre 2018


    Présentation de l'éditeur

    L'ours blanc fait autorité: c'est le roi de la glace, c'est "sa banquise" son territoire duquel il exclut tout autre occupant. Mais sa banquise diminue inexorablement et bientôt, c'est la débâcle, plus de glace; c'est l'océan qui est tout à lui, mais dont il ne voit que la surface. L'ours est à la dérive mais une baleine bienveillante vient à son insu le cueillir, le recueillir en toute majesté. Tout semble promis à cet ours, cette île providentielle est de nouveau à lui. Mais est-il vraiment le roi ici?


    Mon avis

    "A moi!"... Voilà les paroles d'un ours qui se retrouve bien seul, au milieu de l'océan, sans sa banquise.

    Avec cet album, Marine Rivoal aborde un thème actuel important: l'environnement. Elle met l'accent sur le réchauffement climatique avec la fonte des glaces.

    Dans cet album, peu de textes mais beaucoup d'images. De quoi laisser aller l'imagination des plus petits.

    Quant aux illustrations, elles sont simples et efficaces. Ici, pas de couleurs vives mais une déclinaison de bleu avec une touche de blanc.

    Un chouette petit album pour introduire, dès le plus jeune âge, les problèmes environnementaux. Il est important qu'on arrête de se voiler la face et qu'on en discute le plus tôt possible pour conscientiser nos enfants. Personnellement, les miens ont adoré.
    Je ne peux que vous le conseiller car c'est une bonne méthode pour lancer le débat.


    Ma note

    18/20

    dimanche 16 septembre 2018

    Zombies Zarbis: panique au cimetière: tome 1 (Marie Pavlenko et Carole Trébor)

    Editions Flammarion Jeunesse
    128 pages
    10 euros
    Sorti le 5 septembre 2018


    4ème de couverture

    Il se passe des choses étranges dans le cimetière de Noirsant. A la nuit tombée, les morts se réveillent, papotent, prennent le thé et jouent aux osselets.

    Lorsque Romain, un habitant du village, rencontre Léo, une jeune zombie, il n'en croit pas ses yeux. Le cimetière de Noirsant abrite des morts-vivants!
    Seulement, celui-ci est menacé de démolition: Romain pourra-t-il aider les zombies zarbis?


    Mon avis

    Avec un tel titre et une couverture aussi intrigante, je ne pouvais que sauter sur l'occasion de découvrir ce récit.

    A travers ce premier tome, nos auteurs plantent le décor, nous font découvrir les différents personnages et la situation problématique qu'ils vivent en ce moment.
    Elles nous plongent dans le monde terrifiant des morts-vivants... Un monde horrible mais qu'elles vont rendre sympathique avec toutes les touches d'humour qu'elles placent un peu partout dans le récit.

    Grâce à leurs plumes fluides et magnifiques, elles arrivent à happer le lecteur dès les premières pages. Elles nous proposeront de nombreux rebondissements qui feront que le suspens sera omniprésent. Un suspens qui nous donnera envie de découvrir la suite car une fois arrivé à la fin du premier tome, j'avais déjà hâte que le deuxième soit entre mes mains. On ne va pas se le cacher, je suis d'ailleurs rester un peu sur ma faim de cette fin...

    Il s'agit bien ici d'un livre fantastique aux illustrations magnifiques, d'une histoire de morts-vivants qui va plaire j'en suis certaine à nos plus jeunes lecteurs mais il ne faut surtout pas oublier tous les thèmes cachés à travers ce récit comme la perte de patrimoine pour une croissance immobilière incessante, la résistance, le recyclage mais aussi la solidarité et l'amitié. Un livre rudement bien écrit qui aborde, avec subtilité, de nombreux thèmes historiques importants.


    Ma note

    18/20


    jeudi 30 août 2018

    Khalil (Yasmina Khadra)

    Editions Julliard
    264 pages
    Prix 19.90 euros
    Disponible depuis le 16 août


    Présentation de l'éditeur

    Vendredi 13 novembre 2015. L'air est encore doux pour un soir d'hiver. Tandis que les Bleus électrisent le Stade de France, aux terrasses des brasseries parisiennes on trinque aux retrouvailles et aux rencontres heureuses. Une ceinture d'explosifs autour de la taille, Khalil attend de passer à l'acte. Il fait partie du commando qui s'apprête à ensanglanter la capitale.

    Qui est Khalil? Comment en est-il arrivé là?

    Dans ce nouveau roman, Yasmina Khadra nous livre une approche inédite du terrorisme, d'un réalisme et d'une justesse époustouflants, une plongée vertigineuse dans l'esprit d'un kamikaze qu'il suit à la trace, jusque dans ses derniers retranchements, pour nous éveiller à notre époque suspendue entre la fragile lucidité de la conscience et l'insoutenable brutalité de la folie


    Mon avis

    On ne va pas se mentir, il y a de plus en plus d'auteurs qui écrivent sur le thème des attentats. Un sujet osé et malheureusement, rarement bien travaillé. C'est avec beaucoup d'appréhension que j'ai commencé cette lecture. Si ce n'était pas Yasmina Khadra qui en était l'auteur, je ne l'aurais probablement jamais ouvert... mais j'aime son écriture. Aujourd'hui, il m'est difficile d'écrire cette chronique tant je ressors bouleversée de ma lecture. L'auteur signe ici un roman fort et nécessaire. Un roman bien différent de ceux que j'ai déjà pu lire; une approche qui amène à la réflexion.

    A travers ce récit, l'auteur nous replonge dans les tragiques attentats du 13 novembre 2015 à Paris. Il va même plus loin et nous place dans la peau d'un des terroristes. Dès les premières pages, le lecteur se retrouve assis dans une voiture à côté de Khalil, notre narrateur, à destination de Paris. A son bord se trouve également Driss, son meilleur ami. Un objectif: atteindre le Stade de France et faire le plus de dégâts possible ainsi que faire un massacre dans le RER. Pourtant ce jour-là, même si chacun est décidé et fonce tête baissée, rien ne se déroule comme prévu. Comment faire face à de tels évènements? Comment agir pour ne pas que l'on vous prenne pour un lâche? 
    A partir de ce jour, nous allons le suivre dans son quotidien et sa longue descente aux enfers...

    Il est difficile de se mettre dans la tête d'un terroriste. Pourquoi en arrive-t-il a de tels gestes? Pourquoi s'attaquer à autant d'innocents? C'est ce que va tenter de nous faire comprendre l'auteur dans ce livre. Loin des stéréotypes habituels, loin de vouloir appeler au pardon, il essaie juste de nous faire prendre conscience que cette terrible décision cache souvent de solides blessures invisibles à l'oeil nu. Prenons l'exemple de Khalil, ou encore de Driss... Deux jeunes ayant vécu dans un quartier de Molenbeek en Belgique et ayant très vite décroché des bancs de l'école. Ils passent leur temps à errer dans les rues et passent de petits boulots en petits boulots sans réelle accroche. Pour Khalil, l'histoire est encore plus dramatique car il est en rupture totale avec sa famille. Les relations avec son père sont plus que tendues et il fuit rapidement le domicile familial. Où trouver du réconfort? Que devient-on quand on ne trouve pas sa place dans la société, dans un groupe? Jusqu'où est-on capable d'aller quand on ne se sent pas respecté?

    "Ce qui se passe est l'aboutissement logique d'un processus aussi vieux que l'instinct grégaire: l'exclusion exacerbe les susceptibilités, les susceptibilités provoquent la frustration, la frustration engendre la haine et la haine conduit à la violence. C'est mathématique."

    Avec une écriture terriblement réaliste mais à la fois poétique, l'auteur traite le sujet du terrorisme de manière très juste. Il met en avant l'importance de l'éducation et de l'entourage. Il nous raconte le parcours d'un immigré qui cherche un sens à sa vie et ne trouve pas sa place dans la société. Le tout sans aucune prise de position. 
    Il est difficile de lire ce livre sans ressentir ce sentiment de haine remonter à la surface mais si, vous, lecteur, vous arrivez à passer au-dessus de celui-ci, vous n'en ressortirez que grandi de votre lecture.
    Ce livre, bouleversant, doit être lu et médité. Il a pour but premier de nous faire réfléchir sur la part d'humanité que nous avons perdu au fil des années à cause de la méconnaissance du sujet mais surtout de tous ces stéréotypes et amalgames que l'on fait par facilité. 
    Un livre percutant qui nous dépeint une vérité qui dérange et qui ouvre le débat. Je ne peux que vous le conseiller.


    Ma note



    samedi 25 août 2018

    Harry Potter: le chemin de traverse : le carnet magique (J.K. Rowling)

    Merci aux Editions Gallimard et à Gilles Paris
    Editions Gallimard Jeunesse
    48 pages
    19.90 euros


    4ème de couverture

    Depuis le Magicobus jusqu'aux gobelins en passant par les balais, baguettes magiques et autres boîtes à Flemme, explorez les coulisses de l'extraordinaire décor du Chemin de Traverse. Tout comme Harry Potter et ses amis, poussez la porte du Chaudron Baveur, de Gringotts, d'Ollivander et de Fleury et Bott, aventurez-vous dans l'allée des Embrumes et amusez-vous dans la boutique de farces et attrapes des frères Weasley. Dans ce carnet magique, vous trouverez plusieurs surprises à détacher et à déplier, dont le plan du Chemin de Traverse et un poster de La Gazette du Sorcier, mais aussi des Noises, Mornilles et Gallions à collectionner ainsi que des stickers.


    Mon avis

    Après plusieurs semaines de vacances bien méritées, il est plus que temps de me remettre au travail mais tout en douceur tout de même. C'est donc avec un ouvrage animé, sur la saga Harry Potter, que je reprends du service.

    Malgré toutes ces années, je ne me lasse jamais de découvrir un nouvel ouvrage sur cette superbe saga. L'adulte que je suis est toujours autant émerveillée par ce monde magique.

    A travers cet ouvrage, l'auteur va envoyer le lecteur dans le Chemin de Traverse. Souvenez-vous... Ce chemin est une véritable rue commerçante pour les sorciers. Ils pourront y trouver tout ce don ils ont besoin pour pouvoir exercer la magie que ce soit chaudrons, baguettes magiques, farces et attrapes ou encore hiboux et livres...
    Juste en observant la couverture, le lecteur est plongé dans cet univers grâce aux briques en relief. Personnellement, je me suis vue suivre Hagrid et Harry dans ce chemin.

    L'auteur nous propose, ici, de découvrir ce lieu, que nous connaissons bien, autrement, avec une vue différente. Elle va nous proposer les anecdotes du chef décorateur mais aussi du réalisateur ou encore de la costumière. A tour de rôle, ils vont nous dévoiler des secrets que l'on ne pourrait jamais imaginer. J'ai par exemple appris comment les hiboux transportaient les objets ou bien la technique utilisée lors du maléfice de Gemino et qui fait que les objets se multiplient dès qu'on les touche.
    On va également découvrir des détails que seules, les personnes ayant travaillés lors de la réalisation de ce film peuvent connaître comme la taille des étagères, les détails sur les costumes, le temps de dressage de Croûtard ou encore la coloration de la gazette du sorcier.
    Elle va également nous dévoiler les endroits de tournages. Le mystère à présent dévoilé, j'ai pris plaisir, à rechercher sur le net, à quoi il ressemblait réellement.

    Il est important de préciser que ce livre est un véritable bijoux grâce à ces nombreux volets animés et petits cadeaux. Le lecteur est impatient de passer à la page suivante pour découvrir ce qui l'attend.
    J'émets tout de même un petit bémol... On nous propose, en cadeau, le contenant des pièces de Gringotts. Super idée... mais l'enveloppe est toute blanche mais surtout vide. Dommage!

    A tous les amoureux de mister Potter... N'hésitez pas et foncez découvrir ce livre.


    Ma note

    19/20


    Petit bonus

    Si vous souhaitez découvrir ce livre en image, je ne peux que vous conseiller cette vidéo faite par une blogueuse incroyable.


    vendredi 3 août 2018

    Le cactus (Sarah Haywood)

    Editions Denoël
    448 pages
    21.90 euros


    4ème de couverture

    A quarante-cinq ans, Susan Green s'est fabriqué une vie parfaite: elle a un métier qu'elle adore, un joli studio dans lequel elle cultive ses précieux cactus, un arrangement bien particulier avec Richard, qui lui procure sorties culturelles et satisfaction sexuelle.
    Tout est sous contrôle, sauf son insupportable frère, Edward, un fainéant alcoolique qui vit aux crochets de leur mère malade.
    Cette merveilleuse mécanique commence à se dérégler quand Susan apprend qu'elle est enceinte (comment a-t-elle pu faire une erreur aussi énorme?) et que sa mère décède en laissant à Edward la totalité de sa maison (comment sa mère a-t-elle pu la trahir ainsi?). Hors de question de garder Richard, le père de l'enfant, dans le paysage, leur accord était très clair, et hors de question de laisser son frère hériter!
    Déterminée, inflexible, Susan se bat sur tous les fronts, en vain. L'inaccessible "cactus" va-t-il enfin laisser un peu de place à l'improvisation et au lâcher-prise?


    Mon avis

    Un titre intrigant, une couverture colorée, une quatrième de couverture alléchante, tout était réuni pour me donner l'envie d'ouvrir ce livre.
    A travers ce récit, l'auteur nous plonge dans la vie de Susan, une quinquagénaire célibataire, désagréable et asociale. Nous allons pouvoir la suivre dans son quotidien et ainsi découvrir la personne qu'elle est! "Un cactus"... Voilà la plante qui la désigne le mieux: "Qui s'y frotte si pique!" Toute sa vie est rythmée comme une horloge. Il n'y a aucune place pour les imprévus; tout est sous contrôle!
    Au fil des pages, Susan, notre narratrice, va nous raconter son histoire, ses souvenirs... Une belle évolution en perspective!
    Grâce à elle, nous pourrons faire la connaissance d'autres personnages intéressants comme son frère, au caractère diamétralement opposé, ou encore Rob, un personnage intrigant mais ayant toute son importance. Chaque personnage est approfondi et apporte un plus au roman. Aucun n'est laissé au hasard.

    Avec sa plume entraînante et légère mais aussi son humour grisant, l'auteur a ce pouvoir de nous embarquer avec elle. Les pages se tournent facilement tant le lecteur a envie de connaître le dénouement car même si la fin est prévisible, il y a tout de même de nombreux rebondissements cocasses amenant des réactions hilarantes.


    "La fréquentation des membres du sexe opposé n'est pas si éloignée du dressage de chiens: il faut se montrer ferme et tenace." (Pg. 297)


    Je ne peux que vous conseiller ce livre qui vous fera passer un bon moment de lecture et vous fera rire à de nombreuses reprises. Une lecture sans prise de tête mais qui nous laissera une jolie morale: "Il n'est jamais trop tard pour lâcher prise, s'épanouir et être heureux!" 


    Ma note

    17/20 


    dimanche 8 juillet 2018

    J'irai danser (si je veux) (Marie-Renée Lavoie)

    Editions LJ
    256 pages
    11.90 euros


    4ème de couverture

    Diane se lâche!
    Diane danse comme une enclume, aime les chats, se trouve moche et déteste les mariages. Surtout le sien. Elle vient de se faire plaquer pour "quelqu'un d'autre" (sexe non identifié mais prévisible, genre "jeune pétasse"). DésagrégéeDi ou presque, Diane est secouée par sa meilleure amie. Celle-ci lui suggère de se remettre au plus vite sur le marché de la séduction, en commençant tout doux par le "frenchage", le flirt. Ji-Pi, le charmant comptable du quatrième étage, marié, devrait faire l'affaire. Enfin, normalement.


    Mon avis

    Avec cette chronique, je sais que je ne vais pas me faire que des amis, mais ce n'est pas grave, j'assume! Ce roman me laisse sans voix mais pas pour les bonnes raisons. En lisant la présentation de l'éditeur, je m'attendais à une comédie romantique semée d'embûches, qui amène des situations cocasses et propices à nous faire rire. Alors certes, je ne m'étais pas trompée sur le début mais malheureusement, je n'ai jamais souri lors de ma lecture.

    L'auteur donne la parole à une femme trompée qui vient de se faire larguer comme une vieille chaussette. Nous allons la suivre à travers ses débâcles, ses réactions, sa reconstruction et ses solutions pour s'en sortir. Solutions plus pitoyables les unes que les autres. Le tout rempli de clichés. Tout est prévisible et surfait. 

    Pourtant certains passages m'ont plu tout de même mais arrivée au bout de ma lecture, je me rends compte qu'ils ont été survolé mais qu'en aucun cas, on en connaît le dénouement. Quel dommage d'avoir cité des personnages pour ne rien en faire ensuite! Je ne vais pas vous donner des exemples sur ce manque de profondeur pour ne pas vous gâcher votre lecture au risque de trop en dévoiler mais personnellement, je suis frustrée de ne pas avoir eu de réponses à mes questions.

    Alors certes, certains me diront que c'est un roman pour se détendre. Je n'en disconviens pas! Mais écrire pour écrire et ne faire que survoler n'apporte rien! 

    Je vais quand même retenir un point positif pour ce roman. Comme vous le savez, j'adore le Québec et pouvoir lire un roman en québécois n'est pas des plus simple mais c'est tellement bon! Pouvoir renouer avec cette langue me fait toujours plaisir. C'est ce que nous propose Marie-Renée Lavoie avec ce récit. Elle a fait le pari de mettre tous les dialogues en québécois. Un pur bonheur. Sans oublier, que pour les novices, elle propose un lexique à la fin du livre afin que chacun puisse s'y retrouver. Alors oui, je retiendrai ce point car même si je n'ai pas aimé ce récit, j'ai aimé pouvoir baigner dans cette langue l'espace de quelques heures et de découvrir ou redécouvrir certaines expressions bien différentes de la langue française.

    Je ne vais pas vous déconseiller ce livre car beaucoup l'ont aimé. Avec moi, la sauce n'a pas pris mais je ne peux que vous conseiller de vous faire votre propre avis.


    Ma note

    8/20