lundi 1 juillet 2019

Cataractes (Sonja Delzongle)

Editions Denoël
400 pages
20.90 euros


4ème de couverture

Il y a quarante ans, le petit Jan Kosta, trois ans, a été l'un des rares survivants de la terrible catastrophe de Zavoï. Lors d'un gigantesque glissement de terrain, ce village des Balkans a été littéralement englouti sous des torrents de boue. Sauvé par son chien qui l'a traîné, inconscient, hors de l'eau fangeuse. Jan a perdu toute sa famille.
Devenu hydrogéologue, Jan reçoit un coup de fil alarmé d'un ami ingénieur. Il se passe des choses étranges dans et autour de la centrale construite sur les flancs de la montagne de son enfance. Les gens ont des comportements imprévisibles, parfois violents. Les moines du monastère voisin ont tous disparu, et les bâtiments délaissés accueillent désormais un institut psychiatrique.
Vladimir demande à Jan de venir étudier les faits. Que le mal vienne de la centrale, de la montagne ou des hommes, si un nouveau drame est sur le point de se produire, seul un survivant de Zavoï aura une chance de pouvoir tout arrêter.


Mon avis

C'est en Serbie que l'auteur nous envoie avec ce roman. La Serbie, un pays qu'elle connaît bien et cela se ressent. Dès les premières descriptions, nous sommes plongés dans celui-ci avec cette impression de voyager à ses côtés au coeur de paysages montagneux.

Que dire des premières pages? Si par ses descriptions, l'auteur m'a fait voyager... par son prologue, elle m'a retournée, choquée, bouleversée! En quelques lignes, elle provoque l'apocalypse et fait disparaître un village de la carte du monde. Un glissement de terrain qui ne laisse la chance qu'à peu de survivants. Parmi ceux-ci, le petit Kosta, 3 ans, sauvé inopinément avec son chien par un montagnard surnommé Djol.
On retrouvera ce petit garçon plusieurs dizaines d'années plus tard alors qu'il a quitté les montagnes pour vivre à Dubaï avec sa femme et sa fille. Âgé de quarante ans aujourd'hui, il est hydrogéologue et vit une vie "normale". Alors quand un vieil ami va lui demander de l'aide concernant une centrale hydraulique à Zavoï, Kosta est bien réticent. Pourtant, il accepte cette demande et repart sur sa terre natale. Un relevé d'eau, un diagnostic, ... cela devrait aller vite. Mais que va-t-il découvrir? Sa mission sera-t-elle aussi simple qu'il ne l'imagine?
Avec ce voyage, plus rien ne sera comme avant!

Avec ce livre, l'auteur nous propose de suivre deux histoires en parallèle. D'un côté, nous allons suivre les recherches de Kosta et ses analyses. De l'autre, une série de meurtres se déroulant aux abords de la centrale. On ne va pas se le cacher, je n'ai pas toujours trouvé cela évident de passer de l'une à l'autre. Parfois plongée dans l'une, je n'avais pas forcément envie de repasser à l'autre. De plus, on tente de chercher des points communs entre ces deux histoires mais il n'y en a pas ou presque... Seul l'eau est au centre de tout.

Avec des chapitres courts, de nombreux rebondissements et retournements de situation, une écriture rapide et déterminée, l'auteur nous empêche de détourner les yeux de son roman. Impossible de le fermer tant on a envie d'en connaître le dénouement.

Et justement, parlons un peu de ce dénouement... Là aussi, il m'a retourné. Je m'attendais à tout sauf à cela. Encore aujourd'hui, en y repensant, j'ai les poils qui se dressent sur les bras.

Avec ce roman, Sonja Delzongle frappe fort. Elle nous prouve qu'elle maîtrise parfaitement l'art du roman noir. Elle a ce pouvoir de créer une tension impressionnante au sein de ses livres. Aujourd'hui, je ne peux que vous conseiller ce thriller qui vous retourne les tripes. Un thriller bien différent de ceux qu'on a l'habitude de lire. Déroutant, oppressant, troublant, violent sont les adjectifs qui qualifieraient le mieux ce roman.


Ma note

18/20

dimanche 30 juin 2019

L'histoire vraie de Siam l'éléphant (Fred Bernard)

Editions Nathan
25 pages
11.95 euros


4ème de couverture

Il y a très longtemps, en Inde...
Un petit éléphant est capturé dans la forêt profonde.
Siam va vivre avec les homme une longue histoire pleine d'aventures...


Mon avis

Les albums ont toujours une grande place dans notre famille. Les vacances débutant, c'est Lilou, notre fille, qui a choisi sa première lecture des vacances. Mais qu'en avons-nous pensé?

Siam est un éléphant qui est né en Asie. Malheureusement, il a été capturé alors qu'il n'était qu'un bébé pour être vendu au plus offrant sur un marché!
Au fil des années, il aura l'occasion de faire de nombreux métiers. Travail dans la forêt, défilés religieux, artiste de cirque et même de cinéma mais aussi papa... Rien ne lui résiste. Après autant d'années de service, il a bien mérité un peu de repos. Vive la retraite.

Ce livre est une petite pépite. nous l'avons lu 3 fois aujourd'hui. Avec des mots simples mais bien choisis, l'auteur nous raconte la vie passionnante de cet éléphant hors du commun. Fort de ses illustrations agréables et douces, cet album ne peut que toucher le coeur de vos enfants. En tout cas, à la maison, nous avons passé un agréable moment autour de celui-ci.
Pour agrémenter ce récit, l'auteur et la maison d'éditions nous propose une double page documentaire consacrée aux éléphants d'Asie et à Siam plus particulièrement. De quoi en apprendre encore un peu plus sur cet extraordinaire éléphant.

Je ne peux que vous conseiller cette histoire vraie que l'auteur a parfaitement réussi à nous raconter. Une histoire touchante écrite en étroite collaboration avec "le museum national d'Histoire naturelle".


Ma note



Un petit bonus




vendredi 7 juin 2019

Surface (Olivier Norek)

Editions Michel Lafon
425 pages
19.95 euros


4ème de couverture

Ici, personne ne veut plus de cette capitaine de police. 
Là-bas, personne ne veut de son enquête.


Mon avis

Cela fait presque 2 mois maintenant que ce livre est entre mes mains. Commencé, très vite terminé... Reposé... Repris et relu... Il est maintenant temps de vous dire ce que j'en ai pensé. Ce livre est-il un coup de coeur comme les précédents? A vous de le découvrir en lisant ce qui suit.

A travers ce livre, l'auteur nous propose une rencontre coup de poing, forte en émotion. Il nous plonge dans la vie de Noémie, capitaine au 36, dont la vie va basculer en quelques secondes alors qu'elle est en mission avec son équipe... Après un long moment de repos vient le temps de la reconstruction! Mais comment se reconstruire quand la vie s'acharne contre vous? Quand les regards des autres ne vous quittent pas? Quand l'amour prend peur? Quand plus personne ne souhaite de vous? Noémie est alors envoyée "se refaire une santé" en rase campagne dans un petit village de l'Aveyron (Avalone) avec pour mission de fermer le commissariat dont l'activité n'est pas suffisante! Mais tout le monde sait pourtant que rien ne se passe comme on le voudrait... Et c'est une toute autre affaire que Noémie va devoir gérer...

Pour la première fois, Olivier Norek change de décor... Loin de la ville, il nous plonge en pleine campagne. Changement de personnage également. Ici, nous sommes bien loin de Coste mais Noémie a pris pleinement le relais. Par contre, ce qui ne change pas, c'est son écriture, son style. On retrouve sa patte, sa connaissance du milieu, ses scènes terriblement réalistes, ses clins d’œils à ses amis auteurs de Polar... Bref, ses habitudes.
Dès les premières pages, il nous happe et il est alors impossible de quitter ce récit avant la fin. Il a pris l'habitude de nous proposer des chapitres courts et rythmés qui font mouche à chaque fois. Avec lui, pas de temps morts, pas de détails inutiles. Il pense à tout, tout est réfléchi et important. Chaque élément proposé à sa place dans le récit et se trouve au bon endroit pour le plus grand plaisir du lecteur. Il ne dérogera pas à la règle avec ce nouveau roman.

Quant à l'histoire en elle-même, elle est juste remarquable également. Là aussi, un peu de changement... Pour la première fois, il met l'enquête proposée en trame de fond mais ce qui est intéressant ici, c'est l'évolution psychologique du personnage principal. Page après page, on pourra remarquer les changements chez Noémie... De l'importance du physique, à l'importance des sentiments... De l'importance de la "Surface", à l'importance de ce qui se cache au plus profond de soi, il n'y a qu'un pas!

Même si, pour la première fois, ce n'est pas un coup de coeur, cela reste un très bon récit que je ne peux que vous conseiller. Un récit profondément humain qui nous met une sacré claque dès les premières pages. Un récit où se mêlent actions, humour et émotions. Un bel hommage à tous ces policiers blessés au cours de leur travail, durant une mission.


Ma note

18/20

mardi 9 avril 2019

Le retour du Jeune Prince (A.G. Roemmers)


City Editions
180 pages
13.90 euros
Parution: 10 avril 2019


4ème de couverture

"Aime tes rêves et grâce à eux tu pourras
construire un monde
plein de sourires et de tendresse..."

Un jeune homme errant sur une route de Patagonie est recueilli par un automobiliste. L'adolescent est le prince d'une contrée lointaine qui explore l'univers. Dans les paysages désertiques et sauvages, les deux voyageurs, si différents, engagent un dialogue abordant avec simplicité les grandes questions de l'existence.

Au fil de leurs aventures, chacun apprend à écouter le coeur de l'autre et à tenter de trouver le vrai sens de la vie. Ce voyage se transforme peu à peu en une véritable quête spirituelle. Et, au bout de ce chemin, il y a le secret d'un mystère que nous passons parfois une vie entière à chercher: le bonheur...


Mon avis

La couverture ne vous rappelle rien? Personnellement, cet ouvrage à peine entre les mains, ce personnage me sauta aux yeux... Une veste un peu plus courte, un décor différent mais il me faisait penser au Petit Prince. Quant au titre, il éveilla ma curiosité. Il confirma ma première. S'agissait-il pour autant du même Petit Prince? Il ne restait plus qu'à ouvrir cet ouvrage pour découvrir cela.

A travers ce livre, l'auteur nous plonge au cœur de la Patagonie. C'est là, qu'au bord d'une route, va se dérouler la plus jolie des rencontres... Quand un automobiliste s'arrête pour recueillir un jeune adolescent errant, cela donne le début d'une nouvelle amitié riche en émotions. Au fil de leur trajet, ils apprendront à faire connaissance. Très vite, cet ado se décrit comme le prince d'une contrée lointaine. Il nous parle d'une fleur, d'un mouton et de son ami disparu: un aviateur. Plus de doute possible, il s'agit bien du Petit Prince.

L'auteur, à travers ce conte philosophique, nous dévoile ici, en quelque sorte, la suite du mythique livre "Le Petit Prince". Au fil des pages, nos deux protagonistes vont aborder les grandes questions que chacun d'entre nous peut se poser sur la vie ou encore sur la mort.

Les chapitres sont courts et rythmés. Chacun d'entre eux abordera un thème différent. Pourtant, l'envie de lire sans s'arrêter n'est pas d'usage ici. En effet, après chacun de ceux-ci, j'ai éprouvé l'envie de m'arrêter afin de réfléchir aux nombreux messages importants que l'auteur a souhaité nous faire passer.

Je ne peux que vous conseiller ce livre terriblement bien écrit et plus qu'intéressant. Un livre qui évoque avec nous la question du sens de la vie et qui tente de nous orienter sur les secrets du bonheur. Un livre qui nous permet de nous découvrir, de nous écouter, de nous respecter et qui parlera à de nombreuses personnes parmi nous.


Ma note


samedi 6 avril 2019

Jeu de massacres (James Patterson et Howard Roughan)

Editions l'Archipel
330 pages
22 euros


4ème de couverture

UN MEURTRIER...

Le professeur Dylan Reinhart est l'auteur d'un ouvrage de référence sur les "comportements déviants". Lorsque Elizabeth Needham, du NYPD, en reçoit un exemplaire accompagné d'une carte à jouer tachée de sang, tout porte à croire qu'un tueur s'intéresse à l'éminent docteur en psychologie...

DEUX ENQUÊTEURS...

Mais il apparaît vite que ce sang est celui d'un homme retrouvé poignardé à son domicile. Quant à la carte, un roi de trèfle, elle prend tout son sens lorsque Needham et Reinhart comprennent qu'elle désigne la deuxième victime d'un tueur que les journaux surnomment déjà le "Dealer". Ces cartes ne sont donc pas une signature, mais les indices d'un jeu de piste dont Manhattan est le décor...

... ET 52 CARTES

Deux de cœur, neuf de carreau, valet de pique... Une à une, les cartes s'abattent. Et les victimes tombent. Une partie s'engage, qu'il faudra jouer jusqu'au bout. Jusqu'au moment où le Dealer perdra la main... à moins qu'il ait gardé un atout dans sa manche?


Mon avis

Après une longue pause lecture et beaucoup de réflexions... Je reviens vers vous aujourd'hui avec un thriller riche en rebondissements...

Le professeur Dylan Reinhart a une vie bien rodée... Il est l'auteur d'un ouvrage sur les "comportements déviants" et donne cours à l'université. Cependant, son rythme de vie va être chamboulé quand l'inspecteur Needham va lui demander de l'aide sur une enquête qui promet bien des rebondissements...
Tout commence lorsqu'un chroniqueur reçoit le livre de Reinhart accompagné d'une carte à jouer maculée de sang. Quelqu'un lui en veut-il au point de vouloir le tuer? Il faut en savoir plus... Quelques jours après, un homme est retrouvé poignardé chez lui avec, à ses côtés, une carte à jouer: le roi de trèfle... Mais que signifie cette nouvelle carte? C'est le début d'une longue série de victimes... 52 cartes? Y aura-t-il 52 meurtres? A vous de découvrir ce récit pour en connaître la réponse.

A travers ce livre, l'auteur nous emmène à travers les quartiers de Manhattan où se mêlent corruptions, secrets, jalousies, politiques ou encore infidélités.
Dès les premières pages, nous sommes happés par ce récit. L'auteur va s'amuser à jouer avec nos nerfs! Le meurtrier va poser les règles du jeu et va, ensuite, s'amuser à sa guise avec celles-ci! Reinhart, quant à lui, va prendre le temps de cerner ce personnage pour jouer ensuite avec lui. Un peu comme un grand échiquier où ils vont déplacer les pions petit à petit, tour à tour.

Ce livre est parfaitement bien écrit: entre suspens, réparties cinglantes et touches d'humour... tous les critères sont réunis pour nous faire passer un bon moment. La plume de l'auteur est remarquable. Il maîtrise parfaitement son style et ne tombe pas dans la facilité de ce dernier: le morbide sanguinolent. Certes, nous avons des détails mais pas au point dans vomir!
A tout cela, on rajoute une écriture rythmée, des chapitres courts qui défilent à une vitesse impressionnante et le tour est joué!

Ce n'est pas pour autant un coup de coeur mais cela reste une très bonne lecture tout de même que je ne peux que vous conseiller de découvrir rapidement.


Ma note

17/20

lundi 11 février 2019

Pêche (Emma Glass)

Editions Flammarion
128 pages
14 euros


4ème de couverture

Il est arrivé quelque chose à la jeune Pêche, du sang coule entre ses cuisses. Ça lui fait mal de marcher mais elle parvient à rentrer à la maison en titubant où le cauchemar continue, avec ses parents qui ne semblent s'apercevoir de rien. Seule ou presque, elle va devoir vivre avec un corps meurtri qui change de façon inquiétante, hantée par son agresseur, l'affreux Lincoln aux relents de saucisses.

Pour suivre Pêche au plus près, Emma Glass invente en même temps qu'un monde loufoque une langue charnelle et musicale, où chaque mot tente à la fois d'incarner et de réparer l'irréparable. Premier roman fascinant par son inventivité rythmique, Pêche explore les jours et les nuits d'une chair blessée et fait de l'empathie une expérience inédite, physique.


Mon avis

Il y a des livres qui ne sont ni bons, ni mauvais... C'est rare mais c'est comme cela! Vous l'aurez donc compris, c'est bel et bien un livre qui m'a laissée totalement perplexe que je vais vous présenter aujourd'hui.

L'auteur nous plonge dans la vie de Pêche, une adolescente comme les autres. Elle fait du sport après l'école, a un petit ami, vient d'avoir un petit frère et vit avec des parents amoureux au possible, parfois même un peu trop... Pourtant, sa vie va basculer du jour au lendemain, à la suite d'un viol, en rentrant de chez son petit ami.
Qui est son violeur? Comment va-t-elle aborder le quotidien après cette difficile épreuve? Que va-t-elle devenir? C'est en lisant ce livre que vous trouverez les réponses à ces questions...

Dans ce livre, pas de longues descriptions mais des phrases courtes qui laissent une place importante pour l'imagination. A tel point qu'on finit ce roman avec de nombreuses interrogations. L'auteur a pris le parti de nous raconter son récit à la première personne. C'est donc Pêche qui prend la parole. Un parti pris intéressant car cela rend ce récit plus fort, plus poignant. Elle nous emmène dans son monde aussi cruel que farfelu où chaque personnage est renommé de manière bien particulière, en fonction de ce qu'il représente. C'est ainsi que nous ferons la connaissance de Vert, son petit ami, grande tige ou encore de Sable, son meilleur ami. La seule personne qui gardera son prénom d'origine est Lincoln, son violeur, à l'odeur de saucisses grasses!
Une écriture rapide, efficace, fraîche et poétique mais un peu trop surréaliste à mon goût à tel point que je m'y suis perdue.

Quant à la fin, elle est aussi surprenante qu’inattendue! 

Ce livre sera un coup de coeur pour certains et sera détesté par d'autres... C'est là le paradoxe: on aime ou on aime pas!
C'est pour toutes ces raisons que je ne vais pas vous déconseiller ce livre. Le mieux étant de vous faire votre propre avis et de le partager avec moi ensuite!
Un conte cruel, très noir et cru qui en surprendra plus d'un peu importe pour quelle(s) raison(s).


Ma note

12/20


vendredi 1 février 2019

Bratva, larme bleue (Manon D'Ombremont)

Livr's Editions
246 pages
16 euros


4ème de couverture

Il y a des années, à Moscou, certains me surnommaient Kochtcheï. Ça les rassurait, je suppose, de me prendre pour une créature surnaturelle. Ça les empêchait de remettre leurs convictions en question. 
Ils sont morts. Tous. 
Aujourd'hui, à Saint-Pétersbourg, je suis la Vourdalak de Vassily Aslanov. Ils me voient comme une monstruosité assoiffée de sang. Même aux yeux des criminels, l'horreur a des limites.
Je m'en moque. Pour moi, la mort est un art et les cadavres, une matière première indispensable pour mes oeuvres.
Vassily est le seul à comprendre.
Jusqu'à ce que sa fille, Eleyna, frappe à ma porte et me demande de lui apprendre mon monde.


Mon avis

Il y a des livres qu'on n'oublie pas facilement. les raisons peuvent être diverses mais surtout très variées. Bratva fait partie de ceux-là. Au moment d'écrire ma chronique, je suis toujours emplie du même dégoût avec cette nausée écœurante qui ne m'a pas encore quittée. 
Vous vous attendez sûrement à ce que je vous dise que je n'ai pas aimé ce livre... Et bien, c'est tout le contraire! C'est même un gros gros coup de coeur. 
Non, je vous rassure, je ne suis ni folle, ni psychopathe. Quant à l'auteur, on pourrait se poser la question tant son récit est glaçant...
Cela vous intrigue n'est-ce pas? Alors, suivez-moi et plongez-vous au coeur même de ce récit.

A travers ce livre, l'auteur nous emmène dans les recoins de Saint-Pétersbourg. C'est là que nous ferons la connaissance de Rayna, une jeune femme bien différente des autres. Tatouée de partout, elle représente, à travers chacun de ceux-ci, son histoire glaçante, son parcours macabres! Que vous dire de plus sur elle sans trop vous en dévoiler? Vous devez savoir que son histoire meurtrière a commencé très jeune. Elle a tué un homme pour défendre sa mère. Un meurtre, ou plutôt un massacre, d'une violence inimaginable. Ce premier meurtre va bouleverser le reste de sa vie. Elle sera prise, ce jour-là, sous l'aile de Vassily, le patriarche de la famille Aslanov, une des deux familles les plus importantes de Saint-Pétersbourg. Il va lui apprendre le calme, la douceur, la beauté, les bons gestes et la dextérité dans l'art de tuer et de mettre en scène ses cadavres! Avec elle, il va créer un monstre... SON monstre; une psychopathe qui n'a peur de rien, n'a aucune limite. 
Alors, quand ce protecteur va lui demander de "s'occuper" de la famille rivale, jusqu'où sera-t-elle capable d'aller?

Dès les premières pages, l'auteur nous emporte avec elle dans son récit à tel point qu'il en devient addictif au possible. Malgré la nausée qui m'envahissait page après page, je n'arrivais pas à détourner les yeux de ce récit, à me décider de fermer ce livre.
Je ne sais pas dans quelles conditions il a été créé, ni même d'où vient l'inspiration de l'auteur mais le moins que l'on puisse dire c'est qu'avec ce livre, elle fait mouche et en mettra au tapis plus d'un. 
Sa plume est juste incroyable... à la fois fluide mais surprenante. L'auteur nous dévoile des détails impressionnants; elle va très loin dans ses descriptions au point d'en rendre malade le lecteur tout en l'absorbant. Paradoxal, n'est-ce pas?

Quant à la fin, ce fut une sacré claque... Je m'attendais à tout sauf à cela. L'auteur a poussé la surprise jusqu'au bout! 

Vous l'aurez compris et je le redis, ce livre est un vrai coup de coeur que je ne peux que vous conseiller. Enfin, conseiller aux lecteurs avertis tout de même car il faut avoir le coeur et l'estomac bien accrochés. J'espère qu'il vous subjuguera autant qu'il m'a happé et j'attends donc vos avis avec impatience.


Ma note