mardi 13 août 2024

Six colonnes à la une (Pierre Gamarra)

 
Editions Pocket Jeunesse
251 pages
Plus commercialisé
 
 
4ème de couverture
 
Toulouse, ville paisible à l'origine. Pourtant, depuis quelques semaines, règne la peur. Un pyromane met le feu un peu partout. Personne ne sait qui il est; pas le moindre indice sur lui. Mais est-ce vraiment l'œuvre d'un pyromane? Finalement, personne ne le sait!

La rédaction du journal « Le Cri du Languedoc » est sur l'affaire. Elle guette le moindre incendie, le moindre indice pouvant éclairer cette sombre histoire.

Benoît Vallier, jeune journaliste, va mener l'enquête de son côté. Il a des soupçons... Il est certain que c'est l'œuvre d'un pyromane. Qu'est-ce qui lui fait croire cela? Une valise trouvée dans un village voisin, et surtout cette valise volée... Quelqu'un voudrait-il cacher quelque chose?... Il n'hésitera pas à risquer sa vie pour connaître la vérité... Mais qui est ce mystérieux pyromane?
 
 
Mon avis
 
Une redécouverte captivante : un roman qui prend tout son sens avec le temps

Il est étonnant de voir à quel point notre perception des œuvres peut évoluer au fil des années. Il y a quelques années, à l'adolescence, ce roman m'avait laissé un goût amer. Pourtant, aujourd'hui, avec un regard plus mature, je l'ai redécouvert avec un immense plaisir. Ce qui autrefois m'avait déplu s'est transformé en une aventure littéraire des plus agréables.

L'écriture est accessible grâce à un vocabulaire simple, mais cela n'enlève rien à l'efficacité du récit. Le rythme est soutenu, sans temps mort, et le suspense, omniprésent, m'a tenu en haleine du début à la fin. Même en tentant de deviner l'issue, le mystère reste entier jusqu'aux dernières pages. Et quelle satisfaction de découvrir la vérité à la fin du roman !

Le décor est si bien planté que l'on se sent véritablement aux côtés de Benoît Vallier, partageant avec lui les coups et les moments de tension. Ce roman est plus qu'une simple lecture ; c'est une immersion totale dans une atmosphère oppressante, où chaque indice compte. L'auteur a su semer les pistes avec brio, rendant la résolution de l'énigme aussi frustrante qu'excitante.

Seul bémol, s'il en faut un : certaines pages consacrées aux faits divers des journaux locaux pourraient sembler un peu envahissantes. Certes, elles apportent un éclairage utile à l'intrigue, mais elles ralentissent parfois le rythme trépidant de l'histoire. Néanmoins, ces moments de pause n'enlèvent rien à la qualité du récit global.

En conclusion, ce roman que j'avais autrefois rejeté a su me conquérir lors de cette seconde lecture. Je ne peux que le recommander vivement à ceux qui aiment être surpris et transportés par une enquête haletante. J'ai hâte de connaître vos impressions à votre tour !
 
 
Ma note
 
16/20

lundi 12 août 2024

Les princes charmants n'existent pas (Maïa Brami)

 Editions Nathan
296 pages
14.90 euros


4ème de couverture
 
Cher voisin,

J'ai trouvé cette lettre qui semble vous appartenir. Je me permets de vous la retourner. Pas de trace de votre corps écrasé dans la cour ! Vous avez été bien avisé de jeter seulement la lettre. Après tout, l'amour pourrait frapper à nouveau à votre porte. Rien de pire qu'un chagrin d'amour, ou peut-être pire encore... ne jamais en avoir vécu aucun ?

Prompt rétablissement,

Votre voisine du 34, 1er étage,

Nora C...
 
 
Mon avis
 

Pour commencer, j'ai tout simplement adoré ce livre ! Je l'ai littéralement dévoré, et voici pourquoi...

Commençons par la couverture. Les couleurs sont accrocheuses, et le choix de celles-ci est particulièrement judicieux. La petite grenouille, ou peut-être est-ce un vilain crapaud, qui y figure m'a intriguée et poussée à formuler quelques hypothèses sur l'histoire. J'avais hâte de découvrir ce que ce petit être pouvait bien avoir à voir avec le récit. Sans oublier la baguette magique, qui m'a immédiatement fait penser à Cendrillon et sa marraine ! En résumé, une couverture charmante qui donne vraiment envie d'ouvrir le livre. Quant à la quatrième de couverture, elle est tout simplement captivante : une lettre d'une jeune fille à son voisin au sujet d'une rupture amoureuse... Il ne m'en fallait pas plus pour avoir envie de plonger dans ce livre !

L'histoire nous raconte celle de Nora, une jeune fille en classe de troisième, terriblement mal dans sa peau. Peu sociable et hantée par le regard des autres, ce n'est pas le genre de fille à avoir une multitude d'amies. Seule sa meilleure amie, Julie, lui suffit. Ses passions : la cuisine, avec des recettes déroutantes, la lecture, et surtout l'écriture. Son humour est incroyable et communicatif. J'ai ri aux éclats grâce à elle et à ses écrits.

L'auteure débute son roman de manière étonnante... En effet, on se retrouve face à une lettre écrite par Nora à Ava Gardner, son idole. C'est cette actrice qui lui inspire son désir d'écrire. Elle lui confie ses soucis, son mal-être, sa vie monotone, rythmée comme celle de n'importe quelle adolescente... ou presque. Jusqu'au jour où une lettre déposée sur son balcon va bouleverser son destin. S'ensuit une série de lettres parfois amusantes, parfois touchantes, parfois tristes...

Vous l'avez peut-être deviné, il s'agit d'un roman épistolaire. Nora échange des lettres avec son voisin, et ce sont elles qui font avancer l'intrigue et rythment le récit. Je n'avais qu'une hâte : que la prochaine lettre arrive ! Ces lettres amènent une réflexion profonde sur la réalité et le mensonge. Sans connaître l'autre, comment savoir si ce qu'il dit est vrai ? Comment cette relation évoluera-t-elle dans la réalité ? Comment éviter de tout gâcher ? Une seule solution : faire confiance !

Parlons un peu du personnage principal, Nora. Cette jeune fille est terriblement attachante, touchante par son mal-être, et très réaliste. De nombreux adolescents pourront se reconnaître en elle. En tout cas, je me suis rapidement identifiée à elle, retrouvant dans ses récits des situations ridicules que j'ai moi-même vécues. Nora est une jeune fille terriblement complexée, croyant au véritable amour et voulant plus que tout ressembler à son idole. Cela a rendu ma lecture d'autant plus agréable. Par moments, j'avais une envie profonde de la consoler, et à d'autres, j'avais envie de la secouer pour la faire réagir.

Passons aux autres personnages de ce livre : Rodrigue, ses frères, les parents de Nora, Julie et Sam... Petit bémol à ce sujet : il y a trop peu d'informations les concernant. L'auteure reste, à mon avis, en surface. Cela manque cruellement de profondeur. J'aurais aimé quelques pages supplémentaires pour en savoir plus sur eux, notamment sur Rodrigue, un personnage pourtant essentiel à l'histoire.

Quant à la fin du récit, je l'ai trouvée assez prévisible. C'est mignon et touchant, mais là aussi, quelques pages en plus n'auraient pas fait de mal ! Il subsiste une impression d'inachevé.

Enfin, un mot sur l'auteure : sa plume est magnifique. Simple, donc accessible à un large public. On se laisse facilement emporter par le jeu des lettres, même si l'intrigue devient assez vite prévisible. Elle parvient habilement à faire passer des messages importants sur l'adolescence, le mal-être, mais aussi sur les rapports sexuels (notamment la première fois) et les dangers des réseaux sociaux. Aborder ces sujets n'est pas facile, mais ici, c'est fait avec finesse !

Je vous recommande donc ce roman. Pour moi, c'est un petit coup de cœur pour deux amoureux étourdis...
 
 
Ma note
 
17/20

dimanche 11 août 2024

La douceur du piment rouge (Laurie Heyme)

 Editions Michel Lafon
332 pages
19.95 euros


4ème de couverture

Lorène et Giulia, deux amies d’enfance que tout oppose, mais que rien n'a jamais pu séparer.

Jusqu'à ce que la maladie s'en mêle.

Tandis que Giulia doit se battre pour rester en vie, Lorène doit, quant à elle, surmonter sa peur de vivre.

Mais en amitié, il n'y a jamais de petites victoires, seulement de grands combats.

Une ode à la vie et à l'espoir entre Paris et l'Italie


Mon avis

Je ne sais pas si je suis vraiment légitime pour vous parler de ce livre, tant il m’a bouleversée. Il m’a tellement émue que j’ai peur de ne pas trouver les mots justes. Lu en moins de 24 heures, il m’a fait pleurer comme rarement un livre l’a fait. Une boîte de mouchoirs n’a pas suffi à sécher mes larmes. Certains livres sont rapidement oubliés après leur lecture, mais celui-ci restera gravé en moi à jamais. Il m’a touchée en tant que femme, en tant que mère, en tant qu’amie. Il m’a littéralement scotchée. Laissez-moi vous en dire plus...

Dans ce récit, l’auteure nous plonge au cœur de l’Italie et nous fait découvrir l’une des plus belles amitiés qui soient : celle de Lorène et Giulia. Leur lien remonte à l’enfance, à un moment où Lorène a traversé un drame familial et où Giulia l’a recueillie sous son aile, l’intégrant à sa propre famille. Ensemble, elles ont grandi, se sont construites à travers les hauts et les bas, devenant plus fortes malgré leur fragilité. Une amitié qui a su résister au temps et à la distance. Entre l’Italie et la France, les kilomètres sont nombreux, mais ils n’ont jamais entamé la puissance de leur lien.

Ce livre raconte l’histoire de deux femmes qui vont devoir affronter les épreuves de la vie. Giulia, telle une lionne, va se battre avec acharnement. Quant à Lorène, elle devra faire face à ses peurs, ses angoisses et ses limites. À travers ce récit, cette dernière se livre, se découvre, et nous raconte l’histoire de son amie...

Dès les premières lignes, l’auteure nous happe dans son récit. On imagine vite ce qui a pu se passer, et pour ma part, j’étais plutôt proche de la vérité. Pourtant, j’étais loin de m’imaginer tous les rebondissements qui allaient suivre. Arrivée à la fin, au dénouement, on reçoit une claque, même si on s’y attend. Et lorsqu’on lit les dernières pages, les dernières lignes, on s’effondre, car ce qu’on y découvre nous prend complètement par surprise.

Ce livre m’a fait passer par toutes les émotions possibles et imaginables : tristesse, colère, courage, joie, espoir, douceur, et désillusion. J’aurais tellement voulu que cette histoire ne s’arrête jamais. J’ai eu tant de mal à quitter ces personnages, tous plus attachants les uns que les autres.

Avec ce roman puissant, Laurie Heyme marque les esprits. Sa manière d’écrire et de structurer ce récit est incroyable. Ce livre se vit autant qu’il se lit. Les intermèdes musicaux sont parfaitement choisis et en totale adéquation avec l’histoire, ce qui les rend encore plus poignants.

Vous l’aurez compris, c’est un véritable coup de cœur, voire même un coup de foudre, que j’ai eu pour ce roman. C’est un cri du cœur contre un destin injuste qui s’acharne, contre des médecins parfois trop désinvoltes, contre ce Covid qui complique tout, contre la vie elle-même !

Je ne peux que vous conseiller de le lire sans tarder. Mais méfiez-vous de la couverture, qui pourrait laisser croire à un roman feel-good... Vous risqueriez d’être surpris. J’attends maintenant vos retours avec impatience.

 
Ma note


samedi 10 août 2024

Qu'est-ce qu'il y a dans ton ventre? (Sara Trofa)

 Editions le diplodocus
32 pages
11.90 euros
 
 
4ème de couverture
 
Maman, raconte-moi ce qu'il y a dans ton ventre.
 
Dans mon ventre, il y a une antilope,
ou bien c'est une crevette?
ou peut-être un hibou... 


Mon avis

Autant j'aime les albums habituellement, autant celui-ci m'a laissé de marbre, totalement perplexe. Il aborde le thème de la naissance d'un futur enfant. Pour en parler, quoi de mieux qu'une petite fille et sa maman... La première pose la question fatidique : "Mais qu'y a-t-il dans ton ventre ?" À ce moment-là, la maman se lance dans des explications surprenantes... Trésor, crevette, antilope ou encore graine, tout y passe !

Le moins que l'on puisse dire, c'est que cet album est original, peut-être même un peu trop ! L'auteur a une imagination débordante, mais là aussi, trop c'est trop !

Cependant, les illustrations sont très jolies, très colorées. Le jeu de superposition des images est tout simplement formidable !

C'est un album tendre et drôle qui dévoile les désirs, les joies, et les attentes d'une maman... Oui, mais... la magie n'a pas opéré pour moi ! C'est le genre de sujet qui mérite d'être développé, approfondi ! Je m'attendais à tout sauf à ça ! Pourquoi partir dans un tel débordement d'idées ?

Une petite déception, donc !
 
 
Ma note
 
12/20

vendredi 9 août 2024

J'apprends à compter avec les animaux (Solenne et Thomas)

 
Editions Langue au Chat
16 pages
11.95 euros


4ème de couverture
 
Voici un premier abécédaire amusant et complet!
 
Les illustrations douces et colorées mènent l'enfant au fil des pages à la découverte des chiffres et des animaux. En offrant une interaction directe, volets et chemins de doigts renforcent l'apprentissage de manière attrayante et ludique.
 
Apprendre à compter, c'est vraiment un jeu d'enfant!
 
 
Mon avis
 
Ce livre a vraiment séduit mon tout-petit. Il a pu le manipuler lui-même grâce à sa couverture cartonnée et rigide, de très bonne qualité.

À l'intérieur, il a découvert des chiffres, des animaux amusants, des chemins pour apprendre à tracer avec les doigts, et des flaps à soulever. Ce livre est magnifique et offre de nombreuses possibilités d'apprentissage, adaptées à l'âge de l'enfant.

Les illustrations, très colorées, attirent l'attention de l'enfant et l'aident à associer les chiffres à leur représentation visuelle. Au fil des pages, il appréciera la découverte progressive des chiffres et des quantités, avec la possibilité de compter les animaux sur chaque page, richement détaillée.

Les nombreux volets à soulever rendent ce livre interactif et motivent les enfants à apprendre.

Je ne peux que vous encourager à le découvrir.

 
Ma note
 
18/20

jeudi 8 août 2024

Seront-ils aussi bon que ceux d'Atlas?

 

Je viens de vous partager mon avis assez négatif sur le film "Jamais plus". Afin de faire passer la pilule, rien de tel qu'une bonne recette gourmande et réconfortante.

Je vous propose donc ma recette de cookies et j'en profite ainsi pour faire un clin d’œil à Colleen Hoover. Pour ceux qui ont lu le livre ou vu le film, ils pourront aisément faire le lien. 

 
Pour 6 personnes

  • 1 oeuf
  • 85g de beurre doux
  • 100 g de pépites de chocolat ou bien de M&Ms
  • 1cc de levure chimique
  • 85g de sucre
  • 150g de farine
  • 1 sachet de sucre vanillé
  • 1/2 cc de sel
 
Préparation
 
  1. Laissez ramollir le beurre à température ambiante. Dans un saladier, malaxez-le avec le sucre. 
  2. Ajoutez l'oeuf et éventuellement le sucre vanillé. 
  3. Versez progressivement la farine, la levure chimique, le sel et les pépites de chocolat. Mélangez bien. 
  4. Beurrez une plaque allant au four ou recouvrez-la d'une plaque de silicone. À l'aide de deux cuillères à soupe ou simplement avec les mains, formez des noix de pâte en les espaçant car elles s'étaleront à la cuisson. 
  5. Faites cuire 8 à 10 minutes à 180°C soit thermostat 6. Il faut les sortir dès que les contours commencent à brunir. 

Je vous propose à présent de les préparer, de les déguster et de me dire ce que vous en pensez. Et si cela vous plaît, je vous donnerai à l'occasion d'autres recettes.

A très vite.

Film "Jamais plus"

 


Hier avait lieu la "Ladynight" présentant le film "Jamais plus", marquant son lancement en Belgique. Ayant lu le livre, je ne pouvais manquer l'occasion d'une sortie entre filles pour découvrir le film. Cependant, c'est non sans appréhension que je m'y suis rendue. En effet, lorsque j'ai réservé les places, je n'avais pas encore terminé la lecture du livre. Mais en refermant la dernière page, profondément bouleversée par ce récit, j'ai eu très peur d'être déçue par l'adaptation cinématographique.

Malheureusement, mes craintes étaient fondées. La déception à la sortie de la salle fut énorme. J'attendais tellement de ce film.

Je m'explique... Ce film est très beau, je ne vais pas dire le contraire. Il le sera pour toutes les personnes qui n'ont pas découvert le récit au préalable. Mais de mon côté, je l'ai trouvé trop léger.

Commençons par les personnages. Ils ne correspondent pas du tout à l'image que l'on se fait d'eux dans le livre. Ils sont beaucoup moins attachants et nettement moins approfondis sur le plan psychologique.

Continuons avec le journal intime, qui joue un rôle crucial dans le récit. Dans le film, il n'est que vaguement évoqué, et encore, il faut y prêter attention pour le comprendre. Je pense que quelqu'un qui n'a pas lu le livre pourrait même passer à côté de cet élément essentiel.

Quant à la violence présente dans le récit, elle est perceptible, mais je m'attendais à beaucoup plus... La scène cruciale du four, par exemple, qui entame cette spirale infernale de la violence, est à peine suggérée... Rien n'est vraiment explicite !

Enfin, sans trop en dévoiler, je dois mentionner la fin du film... Elle est coupée de manière abrupte, laissant l'impression que Ryle a totalement disparu de la vie de Lily. Mais est-ce vraiment le cas ?

Je pense que le mieux est de vous faire votre propre opinion. Pour ma part, je suis restée cruellement sur ma faim !